• L'Abécédaire de l'Avent

    A - Avent, les quatre petites bougies, une pour chaque dimanche, une tradition pour moi, aussi païenne que chrétienne. Du reste, depuis un certain temps, je me pose énormément de questions quand à mon rapport à la religion, à l'église, c'est compliqué, pas vraiment une crise de foi, mais un certain malaise. 

    B - Boulot. Pas un jour qui passe sans que je me demande ce que je fous là. Je ne me trouve pas à la hauteur, ce boulot est trop technique pour moi, si on me demande quels sont les impacts d'un truc genre "un switch de serveurs" bah je ne sais pas. Mes collègues, eux, savent, mais pas moi et, pire, j'ai du mal à retenir les informations qu'on me donne. Pour autant, ma chef m'a dit qu'elle était contente de moi, lors de mon entretien annuel, et après tout, ça fait un an que je tiens comme ça. N'empêche, c'est inconfortable, et je n'aime pas l'inconfort. L'éloignement d'avec mes collègues, parisiens, et le télétravail, qui m'éloigne des équipes techniques bordelaises, n'arrangent rien. En dépit de ces difficultés, je bosse, j'ai des journées bien chargées et il y avait longtemps que je n'avais pas autant bossé. J'enchaîne les réunions, tout en travaillant à la préparation des comités de supervision des opérations informatiques. Non seulement je travaille beaucoup mais en plus, la plupart du temps, je fais deux choses en même temps. 

    F - Fatigue. Conséquence logique du paragraphe précédent, toutefois je trouve que je tiens bien le coup. J'apréhende toutefois la semaine prochaine, je dois monter à Paris voir mes collègues, et un déplacement sur Paris, c'est carrément épuisant, le métro, le bruit, en plus du boulot. Et je n'ai pas de congés, en fin d'année, et pas la possibilité d'en poser début janvier, comme je le fais souvent. 

    F - Froid. J'essaie de faire la balance entre chauffer et craindre la note de gaz, et ne pas chauffer et avoir froid. Ma voisine, avec qui j'en ai parlé, m'a dit avoir une température tout à fait correcte dans son appartement depuis qu'elle a changé ses huisseries. Vu ce que ça va me coûter, j'espère que ce sera le cas aussi chez moi quand j'aurais changé les miennes. C'est prévu pour février, en attendant je me couvre ! En tout cas, si je gagne au loto suffisamment de quoi me faire construire une maison, j'investirai dans un système de chauffage au sol, comme c'était le cas de mon précédent appartement. C'était trop bien ! 

    L - Lecture, je continue sur ma lancée, je ne regarde presque plus la télé et je lis, et ça me fait du bien. Et je ne connais rien de plus satisfaisant qu'une ou deux belles piles de bouquins posées à côté du lit. 

    P - Pandémie. Mon cadet n'a pas échappé au méchant gros virus. Toutefois il a à peine été malade, bien moins que son frère qui a attrapé une espèce de grosse crève qui l'a mis à plat. Et à vrai dire ceux qui, dans mon entourage, ont eu le covid n'ont été que peu malades. Bon, ceci dit, ok, le virus court, il peut être mortel, et il faut faire avec et, à mon avis, pendant de longues années encore.

    P - Poids. Le problème du moment, et ça va durer, parce qu'il est plus facile d'en prendre que d'en perdre, et j'ai dépassé ma côte d'alerte. Il faudrait que je fasse un peu plus de sport, mais le temps ne s'y prête pas, et que je mange beaucoup moins et ça c'est également difficile. Je me console en me disant qu'il y a des choses plus graves dans la vie.

    R - Revues. J'ai découvert que le réseau de médiathèques de la métropole bordelaise me donne accès à une bibliothèque en ligne, qui permet de consulter un bon nombre de revues. Et ce, gratuitement. Et c'est pas mal du tout, même s'il n'y a pas certaines revues que j'aime lire, telle que Sciences Humaines, que j'ai découvert récemment et que je trouve extrêmement intéressante.

    T - Télétravail, je continue à étudier les changements que ça entraîne. Je constate que les horaires se modifient insensiblement, les journées de télétravail sont plus longues que celles sur site, toutefois il m'est arrivé, un jour de travail sur site, de rallumer le pc en rentrant chez moi, pour me remettre à travailler dans la soirée, l'effervescence de la journée étant passée. Il y a une perméabilité entre temps travaillé et temps personnel qui s'installe, à surveiller. Avec le mauvais temps et les jours qui raccourcissent, je prends également plaisir à ne pas avoir à sortir, et mon cercle relationnel se rétrécit petit à petit. Du coup j'ai apprécié la soirée d'hier, au restaurant avec des collègues, à l'occasion du départ d'une prestataire. Il faut apprendre à vivre différemment sur le plan social, aussi.  


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