• L'Abécédaire de l'Ascension

    B - Bruits. Du quartier. Il y a bien sûr toujours le grondement de la rocade, plus ou moins fort selon l'orientation des vents. C'est un bruit régulier dont j'arrive à faire abstraction, soulagée que je suis d'avoir quitté un appartement surplombant une avenue à la circulation bruyante et incessante, même fenêtres fermées. Le matin, quand j'ouvre mes fenêtres (car maintenant je peux !!! ouvrir mes fenêtres et les laisser ouvertes !), j'entends les oiseaux et ça, c'est pour moi quelque chose qui n'a pas de prix. Ceci dit, les oiseaux, depuis que les étourneaux sont partis de l'acacia juste devant la chambre, je les entends un peu moins. Il y a les craquettements des pies, de temps en temps un roucoulement de tourterelles, et tout de même pas mal de cuicuis en tout genre dont je profite avec bonheur. Le quartier, fort tranquille le matin, et nettement plus bruyant lorsqu'arrive la fin de la journée. Les "djeuns" se réveillent, se réunissent, bruits de mobylettes, puis ce sont les enfants qui jouent, coups de pieds dans les ballons et piaillements, et quand arrive le soir, c'est barbecue improvisé derrière la maison de quartier. De temps en temps aussi une voiture qui passe et repasse histoire de faire admirer sa cylindrée, et les djeuns qui passent en écoutant du rap... ce sont des bruits vivants, plus ou moins agréables, mais j'aime bien ce fond sonore. Au pire, quand j'en ai marre, je ferme les fenêtres donnant sur l'esplanade de la maison de quartier, et je pars m'installer dans le salon de lecture, dont la porte fenêtre donne sur un petit espace vert plus calme, où j'entends d'autres oiseaux...

    C - Chaleur. Ca, c'est compliqué. J'ai la cuisine, le salon et ma chambre qui donnent à l'Est, et le matin quand le soleil se lève la chaleur atteint vite des sommets. Il me faut donc me lever avant le soleil, pour pouvoir aérer et essayer de maintenir l'appartement à un degré de chaleur supportable. Ce matin, le thermomètre est grimpé à 26 ° dans la cuisine dès que le soleil s'est levé, et ce malgré les stores intérieurs que j'ai fait installer (la cuisine n'a pas de volets). Et dans l'après-midi, il faut que je calfeutre rapidement la deuxième chambre, plein Ouest, dont le balcon devient vite une fournaise. En ce moment même, toutefois, il règne une température agréable, d'autant plus agréable qu'un léger courant d'air circule dans l'appartement.

    J - Jardin. Du côté du "jardin" (le bonheur c'est parfois une question de point de vue), ça pousse. Le pied de persil est suffisamment touffu pour que je puisse envisager de préparer un taboulé libanais demain. Si on met son nez sur le mandarinier, on sent avant de les voir les petites fleurs blanches promesses de fruits, et les jardinières que j'ai composées la semaine dernière sont splendides. Seul l'anthémis fait la gueule, mais je n'ai jamais réussi à tenir un anthémis. Le plumbago part dans tous les sens, et j'espère qu'il fleurira cette année. A son pied, les graines d'impomée ont germé et partiront bientôt à l'assaut de l'échelle qui doit leur servir de support. Sur la table de jardin, un impatiens de Guinée s'épanouit, dans un magnifique rose soutenu. Les jardinières du printemps - pensées primevères et renoncules - terminent leur floraison et je pense remplacer les renoncules par des impatiens dans les semaines à venir.

    M - Machine à laver. Je me suis trouvée bien ennuyée, jeudi soir, quand ma machine a bipé plaintivement, pour me dire qu'elle était en rade (c'est quand même pratique, une machine qui dit qu'elle est en panne). Je me suis bien doutée qu'il s'agissait d'un truc coincé qui devait l'empêcher de vidanger, et comme je ne suis pas plus bête qu'une autre, je m'en suis occupée et j'ai remis la machine en marche. Le plus compliqué aura été de vider l'eau de la machine sans inonder la salle de bain, et j'ai dû passer une demi-heure inconfortablement agenouillée par terre devant la machine pour la vidanger manuellement, la trappe de vidange étant située au ras du sol. M'est avis qu'on pourrait peut-être améliorer certaines choses...

    O - Odeurs. L'odeur de l'acacia le mois dernier, celle des tilleuls qui commence à poindre, celle de la boulangerie le matin, le quartier est riche en odeurs, ce qui me change agréablement. A Caudéran, l'odeur des gaz d'échappement prenait le pas sur toutes les autres. Ici, quand je sors sur mon balcon en me levant, l'air sent bon la fraîcheur du petit matin. Et là, comme une ondée orageuse est passée, l'air sent la terre chaude tout juste mouillée...

    O - Oiseaux. Les étourneaux qui nichaient dans l'acacia devant la chambre ont quitté le nid, dans un grand bruit d'ailes et de piaillements. Mais les oiseaux sont nombreux dans le quartier, à ma grande surprise j'ai même aperçu un geai et, ce main, un éclair vert devant ma fenêtre était certainement une huppe. Et puis les hirondelles sont revenues, et je me régale, le soir, à regarder leurs gracieuses arabesques dans le ciel. Hier soir, comme je prenais l'air sur le balcon de la deuxième chambre, deux petites chauve-souris sont venues frôler le balcon, dans un grand vol silencieux et nerveux. J'aime beaucoup voir voleter les chauve-souris.

    P - Pieds. Dans cet appartement, je vis pieds nus toute l'année, pour mon plus grand plaisir. Le béton chaud des balcons est en particulier très agréable en ce moment.

    P - Pont. Je ne faisais pas le pont, j'ai travaillé hier et j'étais de permanence jusqu'à 19 h 00, ce qui n'étais pas agréable. Je n'aime pas travailler le vendredi jusqu'à 19 h 00, et hier c'était encore pire - les couloirs étaient déserts et il faisait tellement beau dehors !

    S - Saisons. J'aime l'hiver, le lit confortable et lourd de la double épaisseur de la couette gonflée et de la couverture polaire, ses lumières tamisées, son froid qui mord la peau quand on sort et donne une excuse pour rester blottie sur le canapé. J'aime l'été, la pénombre des volets entrebaillés, les draps légers et blancs, la fraîcheur des petits matins, le vent chaud qui caresse ma peau nue, la sieste fenêtre grande ouverte sur les chants d'oiseaux et les rumeurs du quartier, les rideaux qui gonflent doucement sous la brise....

    S - Salon de lecture. C'est comme ça que j'appelle la deuxième chambre. J'y ai installé une banquette, qui sert à la fois de canapé et de lit d'appoint, mes petites bibliothèques et une malle qui sert de table basse, posée sur un tapis persan que j'avais acheté sur un marché il y a quelques années. J'y passe finalement beaucoup de temps - j'y suis en ce moment même - car elle est très agréable, que ce soit pour lire ou pour y faire la sieste. C'est le "plus" de cet appartement, cette deuxième chambre. C'est aussi le quartier général de Loukoum, puisque j'y ai installé l'arbre à chat, et elle passe beaucoup de temps elle aussi dans cette chambre, tout en haut de son arbre, dominant son territoire et son vassal - moi.

    S - Sauna. Comme je rentrais dans ma voiture mercredi soir après le travail, j'ai eu la sensation - siège et air brûlants - d'être dans un sauna. Mais j'ai beaucoup aimé cette sensation, et je me suis laissée allée au délassement que me procurait une telle chaleur plusieurs minutes avant de mettre le contact. C'était juste la bonne chaleur, très chaude mais pas étouffante, et ces quelques minutes m'ont fait du bien.

    T - Travaux. J'ai envoyé un sms à l'artisan qui s'est occupé des travaux de l'appartement, pour lui confier un nouveau projet : le rafraichissement et le réaménagement des placards des chambres. Il ne m'a pas encore répondu - contente de son travail j'ai donné ses coordonnées à des collègues, du coup il est débordé - mais je ne suis pas pressée (quoique). Je lui avais également parlé des balcons, dont je voudrais qu'il recouvre le sol en béton de bois, mais ça, ça peut attendre, du reste je suis en train de réfléchir à l'aménagement du balcon de la deuxième chambre (j'aimerai faire installer des treillis métalliques sur les murs pour y faire pousser des plantes grimpantes, je songe à la renouée toujours verte...). L'aménagement des placards serait, par contre, plus urgent, car j'aime quand les choses sont bien rangées.

    V - Vélo, le retour de la belle saison, c'est la reprise du vélo le soir, quand l'air est plus frais et les rues plus calmes. Ou le matin, pour profiter de la fraîcheur et de odeurs de la nature. La mésaventure du moment : pour protéger mon séant, je me suis équipée d'un cycliste "rembourré". Je l'ai testé jeudi, mais depuis hier j'ai des courbatures aux fesses et aux cuisses comme je n'en n'ai jamais eues ! je présume que le rembourrage du cycliste a modifié ma position sur la selle et tiré sur d'autres muscles que les muscles habituels. C'est fichtrement douloureux, et si pour ne plus avoir mal aux fesses je me retrouve à avoir mal ailleurs, WTF ???


  • Commentaires

    1
    Bleck
    Dimanche 28 Mai à 15:31

    Ah ! le mal aux fesses/cycliste ! Je te rassure, le moteur électrique n'arrange rien à l'affaire... je pense qu'il n'y a qu'un remède c'est de se faire les fesses ou la selle (selle Scott) ou les deux... en attendant c'est très douloureux.

     

    Bleck

      • Dimanche 28 Mai à 18:14

        Je vais me renseigner sur les selles rembourrées ;-)

    2
    Bleck
    Lundi 29 Mai à 00:02

    Je crois savoir que la selle rembourée est un faux bon truc... en tout cas je n'irais pas dans ce type de matériel. Par contre je conseille une selle Brooks en cuir (cher mais très qualitatif) je m'étais planté de nom sur le com ci-dessus pas Scott mais Brooks, toutefois une bonne selle en cuir c'est commune bonne paire de chaussure en cuir, ça se rôde et en attendant ouille ouille ouille...

     

    Bleck

      • Mercredi 31 Mai à 19:51

        Ben finalement, j'ai laissé tomber le cycliste, pour l'instant, j'ai gardé ma vieille selle, et finalement, c'est pas pire ;-)

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