• L'abécédaire d'un Mai tourmenté

    C - Choix. Finalement, l'appartement que j'ai vu en début de semaine, je vais aller le revoir demain, et je croise les doigts pour qu'il ne soit pas vendu entre temps, ce qui me met dans un état d'énervement assez pénible. Parce que j'ai réfléchi et réalisé que le quartier où il est situé n'est pas si mal que ça, et que je pourrais continuer à faire des choses à pied ou en bus. C'est donc une histoire à suivre...

    F - Fatigue. La revoilà. Voir la lettre N.

    F - Froid. Ah ben zut, j'aimerais bien de la chaleur. Fin mai, on pourrait l'espérer, non ? En attendant que l'été arrive, je me morfonds. Si mes fils et mes liens familiaux ne me retenaient pas ici, je migrerais vers le Sud, comme les hirondelles...

    H - Homme. Amour, Couple... Ma copine Chloé est arrivé hier matin la mine défaite. Le type avec qui elle vivait une belle histoire d'amour depuis plusieurs mois, et qui avait quitté sa femme pour s'installer chez elle avec belles paroles, armes et bagages, a profité du fait qu'elle soit au boulot pour récupérer ses affaires et se tirer, probablement pour rentrer, queue entre les jambes, chez bobonne. Le pire, c'est que c'est la deuxième fois qu'il lui fait le coup. Et sans daigner lui donner la aucune explication. Le pire, c'est que le mec bosse dans la même entreprise que nous, dans un service à l'étage en dessous, ce qui fait que, forcément, elle va devoir le croiser. Je proposerai bien à ma copine une virée punitive, dégonfler les pneus de sa moto par exemple (je suis pas vraiment une méchante), mais bon, vaut mieux éviter de mélanger boulot et sentiments personnels. Du coup, les rares fois où je me dis "ah, ce serait mieux quand même d'être deux", il suffit que je pense à Chloé et ses yeux gonflés pour me rappeler que j'ai toujours préféré être seule que mal accompagnée.

    N - Neuroleptique. Au plus fort de la dépression, j'avais obtenu de mon psy qu'il me prescrive un médicament pour me soulager. De fait, le neuroleptique prescrit m'avait permis de sortir de la dépression, et je n'en prenais plus qu'une dose minime. Fin mars, j'ai décidé de l'arrêter, pour savoir où j'en étais. Pour voir, j'ai vu. Sensation de manque, retour de petites crises d'angoisse, de petits moments de mal-être, et, horreur malheur, reprise de l'activité hormonale, m'occasionnant des malaises très désagréables - et comble de l'horreur il s'avère que je ne suis toujours pas ménopausée. Malédiction. Je ne savais comment gérer le truc, je ne savais vers qui me tourner, psy, généraliste, gynéco.... Bref, j'ai repris le petit comprimé blanc, tout petit mais maxi effet. Je ferai un nouvel essai dans... mettons d'ici dix ans. Cet arrêt de quelques semaines m'a également permis de constater que la fatigue que j'éprouve depuis de si longs mois est en fait un effet secondaire du médicament, hélas.

    S - Souvenirs, souvenirs. En surfant sur la page facebook d'une amie, que je connais depuis le collège, j'ai trouvé, dans ses amis, la photo  d'un homme. La photo ne me disait rien, et quand j'ai lu le nom, j'ai re-regardé la photo et me suis exclamée : "non, ce n'est pas vraiment lui ?" Lui, le grand amour de mes années lycée. Je suis tombée amoureuse quelques semaines après la rentrée de la seconde, et il a occupé mon coeur et mes pensées le restant de l'année, et les deux années suivantes aussi, et, je dois le dire, en pure perte. En première, je m'étais aperçue qu'une autre fille était, comme moi, amoureuse de lui, cela nous avait rapprochées. Pour nous éloigner, quand, en fin de Terminale, il a fini par sortir avec... elle. Ceci dit, à ce moment là, je sortais avec mon premier vrai petit ami, alors ça ne m'a pas fait grand chose. Mais comme ces années ont été intenses émotionnellement, trois ans d'espoir, passés le coeur battant à chaque journée de classe ! j'ai dû en noircir, des pages de mon journal intime, à ne parler que de lui... Je le trouvais beau, avec ses cheveux très noirs, mi-longs, sa barbe que je trouvais follement mâle et romantique à la fois.... Ben voilà, il a fêté ses cinquante ans il y a deux ans, comme moi, il a perdu ses cheveux, et a rasé sa barbe. Il a forci, et le bel hidalgo qui faisait vibrer mon coeur est devenu un petit sancho pança rondouillet... J'aurais pu lui envoyer une invitation pour le rajouter à ma liste d'amis FB, oui mais non. Comme l'a dit James Taylor, "We laughed, we cried, we lived, we died", et le passé est le passé. Je n'ai que peu d'intérêt pour les réunions d'anciens combattants. Mais, je l'admets, ça m'a remué un peu, de repenser à lui...

    T - Télé. J'ai mis un peu de temps à m'y mettre, mais j'ai fini par découvrir l'extraordinaire avantage du replay et de la box qui enregistre. La télé à la carte, la télé que je veux, quand je veux. C'est, après la découverte du smartphone l'été dernier, une nouvelle avancée dans le XXIème siècle... :-)


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