• L'Abécédaire d'avril

    B - Boulot. Les "experts" ont quittés l'équipe, nous restons entre nous, "nous", c'est à dire : la coordinatrice de l'équipe, mon collègue Hubert (qui, avec six mois d'ancienneté dans le poste, est le vétéran de l'équipe), ma collègue Daphné qui relève d'une grave dépression et est en mi-temps thérapeutique, et moi. Ma copine Chloé nous rejoindra mi-avril. Concrêtement, ça donne : une coordinatrice dépassée, un collègue stressé, une collègue absente, et moi, qui essaie de surnager, de résister au stress communiqué par Hubert, et de monter en compétence sur les tâches les plus urgentes (référencement des nouveaux arrivants dans le système informatique - bah sinon ils peuvent pas bosser - gestions des boîtes mails, des répertoires partagés, etc, etc, etc - et la liste des etc est longue et encore très obscure). Moi qui adoooore apprendre et avoir le cerveau en ébullition, je suis comblée... et crevée, tant je suis concentrée tout au long de chaque seconde que je passe sur mon poste de travail.

    C - Congés, d'été. Il faudrait que je pose mes congés pour cet été, ce qui veut dire concrêtement planifier ce que je ferai pendant ces vacances. L'an dernier, ça ne m'avait pas posé de problème, mais cette année, vu le moral plutôt bas que j'ai depuis septembre dernier, c'est une perspective qui ne m'enchante pas du tout. Il aurait fallu que j'appelle ma cousine parisienne pour savoir si je peux caler mes vacances sur les siennes, pour profiter de son appartement pendant son absence, mais je retarde ce moment, tant le mot "famille" m'est douloureux en ce moment.

    D - Déprime, dépression, je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que j'en bave (le week-end dernier a été atroce) et que ça ne peut pas durer. Je laisse passer avril, et je m'attaque au problème en mai/juin.

    F - Famille, justement. Je n'ai pas, comme ma soeur, un mari qu'on peut accuser de tout les maux ; c'est donc moi qui suis la mauvaise fille, la mauvaise soeur, celle qui a mauvais caractère, celle qui récrimine. Je suis surtout celle qui souffre et appelle à l'aide dans sa solitude et sa détresse, je suis donc celle dont on se détourne, qu'on met à l'écart. Ca m'aide beaucoup, c'est sûr.

    F - Fatigue. Chez moi, c'est récurrent, mais en ce moment, c'est pire. Je bosse, je rentre chez moi, je mange, et pouf, au lit ! Je fais des nuits de 8 à 9 heures mais le matin, je me lève... fatiguée. Ces trois jours du week-end de Pâques ont été bienvenus, car, malgré la douloureuse déprime qui m'a assaillie, j'ai tout de même pris le temps de faire tout ce que je n'ai plus le temps de faire dans la semaine : lire, regarder un dvd, aller voir une amie, nettoyer la terrasse, la table de jardin, planter une potée de primevères. Demain, il  faut que j'embauche à 8 heures. Argh.

    I - Israël. Ca se précise. Et ça me tarde. Pas seulement pour le voyage en lui-même, mais aussi pour la parenthèse que ça va représenter. Je vais poser mes valises - au sens propre comme au figuré, et j'espère qu'il va faire beau, et le plus chaud possible. J'attends beaucoup de ce voyage. J - 15.

    P - Pussy. C'est vraiment nul, comme nom. Mais je ne peux même pas le changer : la chatte y répond ! Depuis quand un chat répond à son nom ? Pussy ou autre chose, en tout cas, une chose est sûre, même si elle a encore une certaine réserve à mon égard, je suis maintenant très contente qu'elle soit là.

    R - Rêves. Depuis plusieurs semaines, je rêve beaucoup. De mes parents, du boulot. Affrontements familiaux, création de répertoires partagés et de boîtes mails... alors rêver que j'étais actionnaire des Galeries Farfouillette, la nuit dernière, et que je tombais amoureuse de Guillaume Pépy, le PDG de la SNCF, j'ai trouvé ça bien plus rigolo.

    T - Terrasse. Qu'on m'explique comment, au second étage, et sur une terrasse faite de plaques de gravier compacté posées sur des plots de dix centimètres au-dessus de la dalle étanche, il est possible que de l'herbe arrive à pousser entre les plaques ? J'ai passé mon week-end à... désherber !

    V - Voisin. Ca faisait bien un mois que sa voiture ne bougeait plus, à côté de la mienne, dans le parking souterrain. Vu son âge (la trentaine) j'ai présumé qu'il n'était pas mort (sauf à avoir glissé dans sa douche au réveil d'une nuit trop arrosée) et déjà en train de se momifier (il ne risque pas de se faire bouffer par son chat, lui, il n'en n'a pas) (j'ai décidemment l'imagination féconde, de jour comme de nuit) mais qu'il était parti en vacances au soleil. J'ai tout de même été rassurée de l'entendre rentrer hier soir.


  • Commentaires

    1
    Isabelle
    Jeudi 4 Avril 2013 à 14:37
    Je suis hyper contente que tu aies posté sur ton blog ! Ça faisait longtemps ! Même si c\'est difficile à se figurer quand ça ne va pas, dis-toi que la déprime, c\'est souvent par cycles, il y a bien un moment où ça finit par aller mieux. Et c\'est génial que tu aies un voyage en Israël de programmé, ça va vraiment te changer les idées. En attendant, tiens bon, continue à te divertir comme tu sais si bien le faire, remplis tes journées (histoire de ne pas avoir le temps de trop réfléchir). Je suis de tout cœur avec toi !
      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Jeudi 4 Avril 2013 à 21:08
        Merci Isabelle ! A vrai dire, à être scotchée comme je le suis sur mon écran au boulot toute la journée, j'ai moins envie de l'être aussi le soir ! j'ai pourtant plein de photos à mettre. Je t'écris ce week-end :-)
    2
    Gabrielle
    Samedi 6 Avril 2013 à 12:50
    Shakespeare a dit : "Je me sens toujours heureux, vous savez pourquoi..? Parce que je n'attends rien de personne. Les attentes font toujours mal. La vie est courte... Aimez votre vie. Et souvenez-vous: Avant de parler, écoutez. Avant d'écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l'autre. Avant de détester, aimez. Et Avant de mourir, vivez !
      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Lundi 8 Avril 2013 à 20:43
        Je suis toujours un peu dubitative et mal à l'aise devant ce genre d'affirmation, parce que j'y sens toujours une réciprocité : je n'attends rien des autres... n'attendez rien de moi. C'est vrai que les attentes font mal, mais pas toujours, heureusement. Moi, j'attends, et je crois que, justement, il nous faut attendre : attendre des Autres qu'ils reconnaissent notre Humanité, et réciproquement. Nous sommes des êtres humains, dotés de sentiments, nous ne sommes pas des animaux ! Pour la deuxième partie, bien sûr, c'est vrai, et je sais à quel point je devrais m'attacher à travailler ces différents points.
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