• Fin de week-end

    Quelque part dans l'immeuble, une machine à laver est en train de tourner, en plein essorage. J'aime bien ce bruit, lointain, une machine qui essore, c'est le quotidien, la vie...

    J'ai terminé la semaine à cran, tendue au point d'avoir les épaules nouées, et d'être obligée de filer à l'infirmerie dans l'espoir que les infirmières aient une pommade miracle. Ben non. Le seul truc qu'elles avaient c'était un patch chauffant, dont une des contre-indications est l'eczéma. Et pas de chance, après un été bon pour ma peau, mon eczéma est revenu dès l'automne. Elles m'ont au moins donné du doliprane, et un petit papier intitulé "risques psychosociaux au travail" avec un numéro de téléphone. J'ai bien compris qu'en ce moment, des salariés stressés qui débarquent à l'infirmerie, elles en voient pas mal... Le changement, c'est maintenant, le mal-être au travail, aussi.

    J'ai eu du mal à tenir jusqu'à 18 heures, mais c'était moi qui assurait la permanence du vendredi soir, pas possible de partir plus tôt, dos noué ou pas. Je suis rentrée chez moi, bien contente d'être en week-end, tellement contente en fait que je ne me suis pas affalée sur mon canapé, mais que, pleine d'énergie - le doliprane faisait son effet - je me suis mise à classer les papiers (tickets de carte bancaire, bulletin de salaire, relevés de compte bancaire...) qui trainaient depuis un mois sur un des meubles du salon. J'en ai profité pour faire du tri dans le classeur dans lequel je garde tout, j'ai archivé dans mon armoire des avis d'imposition vieux de plusieurs années... bref, j'ai passé un peu plus d'une heure en plein rangement, et cela m'a fait du bien.

    J'ai passé un bon week-end. Je n'ai pas assez dormi car les chattes ont pris la mauvaise habitude de se lever tôt - je mets le réveil à six heures en semaine - et jouent le réveil-matin le week-end, mais j'étais assez en forme pour faire pas mal de choses que je n'ai pas le temps de faire dans la semaine, en particulier m'occuper du balcon. Exposé au vent d'ouest, il est régulièrement envahi par les feuilles mortes des arbres voisins, et il avait bien besoin d'un bon coup de balai, et puis j'ai également profité d'une promo sur les primevères dans la jardinerie la plus proche (assez proche pour y aller à pied, malgré le vent froid, à défaut de faire du vélo je marche dès que je le peux) pour refleurir mes jardinières. Comme dans "Silence, ça pousse" j'ai ajouté des petites lanternes de couleur et, ce soir, j'étais heureuse d'avoir un joli balcon, propre, coloré et illuminé de petites bougies.


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