• Fall is coming

    Et à grand pas ! 16° le matin, ça pique sur les jambes encore nues. Comme je sortais hier soir - un restau avec une de mes tantes - j'ai dû me résoudre à mettre un pantalon - j'avais déjà remis un pull depuis la veille - tout en maugréant. Pas de doute, l'automne est là, bien en avance, et il fait si frais que je ne sais pas si je vais pouvoir aller à la piscine demain, d'autant que ce soir, j'ai le nez qui pique. J'avoue que ça me mine un peu le moral.

    Que j'ai tout de même bon, au demeurant, même si mon boulot me sape le moral, lui aussi. Je n'arrive plus à trouver un quelconque intérêt dans ce que je fais. Mais je ne suis pas la seule, en fait toute l'équipe en est au même point, ce qui me rassure. Du coup, toute l'équipe veut changer de service, ce qui va être difficile car pour l'instant il n'y pas de propositions intéressantes dans d'autres services. J'ai commencé à activer mon réseau, il va falloir que je pousse davantage mes pions.

    Boulot mis à part, la semaine fût bonne. Mercredi, je me suis offert un massage ayurvédique, à l'huile de sésame, et ce fut bien agréable. Ce fut également l'occasion d'une belle rencontre avec la jeune femme qui me l'a fait, et la découverte de l'ayurvéda. Je m'intéresse de plus en plus à d'autres choses, d'autres philosophies, d'autres savoir-faire. Le temps du massage j'ai réussi à "poser mon cerveau" ce qui ne m'arrive pas si souvent. Jeudi, je suis allée chez l'ostéopathe, une jeune femme gentille et dynamique et, surtout, très efficace. C'est grâce à elle que je me suis débarrassée d'une épicondylite pourtant bien installée et cette fois-ci elle a efficacement travaillé sur les tensions internes liées au travail. Et j'ai terminé la semaine chez le coiffeur, ce qui est toujours un moment agréable. Après le coiffeur, je suis descendue à la bibliothèque en bas de chez moi, pour lire une ou deux revues, la bibliothécaire en a profité pour venir discuter avec moi, et j'ai terminé la soirée avec ma tante, autour d'un bo-bun savoureux, dans un petit restaurant asiatique que je fréquente régulièrement.

    Je n'ai pas bien compris le courrier du notaire, arrivé ce matin, relatif à la vente de mon appartement bordelais, en janvier dernier. Il y avait une bonne et une mauvaise nouvelle, la mauvaise, c'est que je lui dois des honoraires, la bonne, c'est qu'il me rembourse un trop perçu lié à cette vente. L'excellente nouvelle, c'est que le trop perçu est supérieur à ce que je lui dois, c'est une bonne surprise à laquelle je ne m'attendais pas, et qui tombe à point car j'ai rappelé l'artisan qui a fait les travaux mon appartement pour lui demander d'en faire de nouveaux. A l'usage, il s'avère en effet que les aménagements intérieurs des placards des chambres sont vieux et pas pratiques du tout, et puis j'ai une liste de petites choses à lui faire faire. Le chèque du notaire tombe vraiment bien ! 

    Dans le moins bon, il y a cet échange téléphonique avec ma mère jeudi soir, comme d'habitude je me suis énervée car je ne sais pas réagir autrement quand je les vois s'enfoncer dans la maladie sans rien faire d'autre que de bouffer des médicaments - pour ma mère - et des prises de sang - pour mon père. J'étais furieuse quand ma mère m'a dit son poids, bien en dessous de l'admissible, tant est si bien que quand j'ai raccrochée, je n'avais qu'une idée en tête, prendre rendez-vous avec leur généraliste pour aller l'engueuler de ne pas prendre la mesure de la situation, lui qui les voit quasiment toutes les semaines depuis bientôt vingt ans. J'ai toutefois eu la bonne idée d'appeler le plus jeune de mes frères pour avoir son avis sur la situation, et celui-ci m'a bien calmée, et remis les idées en place. Il faut bien que j'admette que mes parents font des choix, leurs choix, et qu'on n'a aucune influence sur eux. C'est d'ailleurs ce qu'une de mes tantes m'a dit, courant juillet "tes parents ont fait un choix de fin de vie, tu n'y peux rien." Bon, ok, mais plus facile à dire qu'à faire. J'ai l'impression d'assister en direct à un suicide collectif, et ça, pour moi, c'est juste pas possible. Mais je sais qu'il faut que je travaille aussi sur le pourquoi de ma colère.

    Mais il ne faut pas croire. Même si c'est le marasme total au boulot, et si même si mes parents me jouent le naufrage du Titanic en direct, et même si la reprise du travail et les jours qui raccourcissent m'empêchent désormais de passer mes journées à faire ce que j'aime le plus, à savoir me balader sur mon vélo, j'ai quand même bon moral. Le beau Cléante m'a encore demandé ce que j'avais fumé, en me voyant rentrer dans son bureau en sautillant, c'est donc que tout va bien.


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