• Etre né quelque part

    Pas mal d'interrogations, ces derniers jours, depuis une énième nuit difficile. Le quartier est bruyant le jour, le quartier est bruyant la nuit, l'immeuble est une passoire phonique. Et puis il y a l'urbanisation galopante, la moindre maison ancienne est abattue pour laisser place à deux, voire trois maisons neuves, quand ce n'est pas un nouvel immeuble. En faisant du vélo, dimanche dernier, j'ai vu un écureuil…. un miracle, je n'en n'avais pas vu depuis plusieurs années. Les oiseaux chantent, oui, pour combien de temps encore ? La pollution sonore, la pollution visuelle, la pollution atmosphérique vont croissant. Aux heures de pointe je mets 35 minutes minimum pour aller bosser, certains soirs il me faut presque une heure pour rentrer, routes saturées, quand je n'en mets que quinze en temps normal...

    Alors quoi ? L'autre jour mon frère m'a répondu : laisse tomber ta cité, viens vivre à la campagne, tu gagneras moins d'argent mais tu vivras mieux. 

    Alors ça cogite pas mal, un peu dans tous les sens. Partir ? où ? les prix de l'immobilier flambent dans la région, et pas seulement sur la métropole bordelaise. Toute la Gironde devient hors de prix, et même une partie des Landes. Travailler ailleurs ? A mon âge ? Attendre la retraite ou changer de vie maintenant ? 

    Et puis : vivre ailleurs ? J'ai tenté l'expérience, il y dix ans, direction Pau, retour ventre à terre moins de six mois plus tard. Prendre un nouveau départ, ailleurs, c'est facile quand on part en couple, en famille. En célibataire, ça l'est moins. Et puis ici, je mets mes pas dans les pas de mes ancêtres. Je suis d'ici, comme mon père, mon grand'père avant lui, je suis issue d'une des familles les plus anciennes de Pessac. Etre né quelque part, et oui, je le ressens, au plus profond de mes tripes. Et pour tout dire : j'ai déjà ma place au cimetière de Pessac - alors quoi, tourner le dos à tout ça ? 

    Alors voilà, je cogite. Mes frères et sœur l'ont fait, eux, même mes parents d'ailleurs, qui se fichent pas mal de savoir où seront posées leurs cendres. Mon fils aîné a lui aussi quitté la métropole bordelaise.

    Un appartement dans une banlieue pauvre, ou une petite maison dans un village paumé ? Et quel boulot pour vivre ? Des questions, des questions. Réfléchir, tout poser, prendre le temps.

    Et puis jouer au loto, aussi. Après tout, on ne sait jamais ;-) 

     


  • Commentaires

    1
    Bleck
    Mardi 3 Mars à 14:24

    L'environnement immédiat de son lieu de vie me semble, comme pour toi, primordial. Tout dépend de critères qui sont totalement subjectifs je crois qu'il est raisonnable d'opter pour 70 pour cent des critères "rêvés" ou "idéaux"...

    Jamais je n'aurais pensé pouvoir acheter une maison dans la commune où tu sais que nous habitons, jamais, et puis coup de bol nous avons trouvé en 2016 une maison saine et très récente de 100 m2 pour 285 000 Euros, pas une minute nous n'avons regretté notre choix.

     

    Bleck

     

     

      • Dimanche 8 Mars à 19:16

        Par expérience, je sais que le coup de cœur/coup de chance est toujours possible dans l'immobilier, le tout c'est d'être attentif et réactif quand on tombe dessus, c'est pour ça que je continue à regarder les annonces. Après, quand il est calme, mon quartier est plutôt pas mal ! 

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