• ... Et un week-end qui ne l'est pas moins

    J'ai continué ma virée shopping hier après-midi, parce que j'avais repéré dans un magasin une petite robe, kaki, qui ira bien avec les petites baskets à paillettes roses (mais oui) que j'ai trouvées avant hier. Mais ce n'est pas l'heure de piscine de vendredi qui aura changé quoi que ce soit à ma silhouette, alors j'ai terminé l'après-midi à la salle de sport. L'avantage de la salle de sport le week-end en fin d'après-midi, c'est qu'il n'y a personne. Nous étions trois, dont un garçon qui a passé son temps à parler dans son oreillette, tout en soulevant des poids de temps à autre... 

    J'avais mal dormi vendredi (sont-ce des rhumatismes ? l'humidité de la piscine m'a occasionné des douleurs assez insupportables un peu partout, et en particulier dans les mains), j'ai mal dormi cette nuit, Loukoum étant un peu dérangée intestinalement. Mais je n'ai pas fait de sieste cet après-midi - je me rattraperai demain. Ma tante m'avait en effet invitée à prendre le café, à l'occasion du repas de Pâques qu'elle partageait avec mes parents. Poursuivant mes efforts, j'y suis allée en vélo. Catastrophe, j'ai perdu, je ne sais quand, un des écrous de mes freins avant qui se sont défaits du cadre, et il s'en est fallu de peu qu'ils se coincent dans les rayons de la roue et que je ne me casse la figure. Heureusement, j'étais presque arrivée chez ma tante. Laquelle n'avait pas d'écrou, mais dans une boîte de vis et bazars en tout genre j'ai réussi à trouver une petite pièce avec un pas de vis qui m'a dépannée momentanément. M'étant lavée les mains je me suis assise à table et me suis exclamée "bon, dites-moi que vous n'allez pas voter Fillon, la semaine prochaine ?!" Silence consterné, évidemment mes tristes parents sont de droite, et ma tante, catho conservatrice (ce n'est pas pour ça que je l'aime, on s'en doutera), ne l'est pas moins. Je n'ai pas poussé plus loin la provocation, mais leur ai glissé, au passage, que je n'ai pas envie de bosser 39 heures par semaine.

    Bref, mes parents sont toujours aussi sinistres, plus ça va, moins je les supporte. Mais comment peut-on être aussi sinistre et négatif ? La maladie n'explique, ni n'excuse, pas tout. Je ne me suis pas attardée, d'autant qu'il fallait que je passe chez mon ex-mari pour résoudre ce problème d'écrou, le bitoniau trouvé dans les affaires de ma tante n'étant qu'une réparation de fortune. J'ai roulé à petite allure, m'arrêtant régulièrement pour resserrer le truc, mais suis bien arrivée chez mon ex-mari qui, comme espéré, a réparé mon frein, ouf. Je suis repartie tranquille, et il faisait cet après-midi le temps idéal pour faire du vélo, pas trop chaud, ciel couvert mais pas pluvieux... comme vendredi à la piscine, où j'avais rapidement trouvé mon rythme, j'ai là encore pris beaucoup de plaisir, sans que l'effort ne me paraisse trop difficile.

    Ce n'est pas que je sois une grande sportive, mais, quand je vois la façon dont mes parents vieillissent, parce que non seulement ils sont tristes et sinistres mais en plus ils sont dans un état physique lamentable, je suis plus que jamais convaincue que c'est maintenant ou jamais le moment de faire des efforts !


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