• Et il faut bien revenir...

    ... Et renouer avec le quotidien. Je me suis vite remise dans le bain, je suis rentrée le samedi et j'ai repris le boulot le lundi. Heureusement nous avons un peu moins de travail en ce moment, en particulier parce qu'il y a eu les congés de février, et l'étalement des congés sur les différentes zones nous a permis de bénéficier d'un répit bien appréciable. J'ai repris le travail plus calme qu'avant de partir, suis allée voir ma chef pour m'excuser d'avoir été un peu tendue les dernières semaines, et elle s'est excusée à son tour, et j'ai retrouvé mon sourire habituel vis à vis de mes collègues. Bon, j'ai aussi retrouvé le mal au ventre qui est devenu mon quotidien depuis plusieurs mois, et une échographie a révélée qu'il n'y a pourtant rien. On va dire que c'est le stress, probablement les hormones aussi, et de toute façon le mal au ventre c'est le mal de la famille, le problème étant que certains en sont morts :-/ ce qui fait que je dois tout de même prendre ça au sérieux.

    J'ai retrouvé mes collègues aussi peu motivés qu'à mon départ, mais la bonne nouvelle c'est que ma chef a accepté ma demande de passage à temps partiel, et que j'ai fait suivre celle-ci à la RH, car il faut encore que ce soit accepté à ce niveau là.

    L'autre bonne nouvelle, ça a été la confirmation de la grossesse de ma belle-fille, raison de plus pour demander un temps partiel et espérer qu'il sera accepté. Si tout va bien, je travaillerai 32 heures, sur quatre jours, et je ne travaillerais plus le vendredi, sauf cas exceptionnel pour des besoins d'organisation de l'équipe. 4 journées de huit heures, c'est un peu lourd, mais pas possible de faire autrement, perdre 10% de mon salaire va déjà être tendu, alors plus, c'était juste pas possible. Mais bon, je m'avance un peu, puisque pour l'instant je suis dans l'attente de la réponse officielle de la RH.

    Et sinon, ma mère, à peine sortie de l'hôpital - en fauteuil roulant - a trouvé le moyen de vouloir s'en lever... et est tombée aussitôt, pas de nouvelle fracture mais une belle contusion, et une cruralgie qui fait certainement suite à la chute, elle est de nouveau sous antalgiques et, de fait de nouveau dans les vaps et confuse. J'y suis passé hier et, comment dire. Vision d'épouvante. Mon oncle de 95 ans est lui aussi reparti à l'hôpital pour une grosse anémie, j'y ai accompagné ma tante la semaine dernière. J'en suis sortie en me disant que ces vieux, c'était juste plus possible et vivement que tout ça soit fini - jusqu'à ce que je réalise qu'eux morts, je serais la suivante sur la liste...... eh ouais, il y a des pensées, comme ça.... Bon, bref, ma mère, c'est un calvaire, pour elle et pour mon père, on ne dira jamais assez que maintenir des gens en fin de vie, c'est quelque part compromettre la santé, physique et morale, de celui qui accompagne, et je suis partie de chez mes parents, hier, en reconnaissant que je finissais par être réellement admirative de l'abnégation dont mon père fait preuve.

    Bon, heureusement j'avais passé une journée de samedi bien plus agréable, aller-retour dans les Landes chez mon frère, pour voir ma nièce qui est enceinte, puisque la jeune génération a donc décidé de prendre notre place. Il faisait beau, le repas a été agréable, un ami de longue date de mon frère, que j'apprécie, était là aussi, et nous avons passé un moment joyeux et festif, dans le calme et la douceur de la campagne landaise que j'affectionne tant.

    Et voilà que le printemps pointe son nez, une douceur certaine dans l'air, un bourgeon sur la renouée encore sèche, les étourneaux revenus dans le trou du tronc de l'acacia devant ma fenêtre, et les pies qui traversent le ciel en tenant dans leurs becs les rameaux qui viendront consolider le nid abîmé par les vents de l'hiver, qui s'éloigne irrémédiablement...


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