• Entre deux

    On n'est déjà plus en été, et pas encore en automne. Je goûte peu ces "entre-deux" inconfortables, trop frais le matin, trop chaud l'après-midi. Ces deux derniers jours, le temps est même assez bizarre. Ce matin il faisait particulièrement doux, j'aurais pu déjeuner dehors si le ciel n'avait été sombre, obscurci par des nuages, presque un ciel d'hiver.

    Mais il faisait particulièrement bon, cette fin d'après-midi, pour prendre un thé à la menthe dans le quartier cosmopolite de Bordeaux, sur la place Saint-Michel. Etrange d'avoir la sensation d'être en plein milieu de la journée, à 19 heures encore, et de devoir allumer les veilleuses à la voiture, une heure plus tard. Je n'ai pas eu assez d'été cette année, cela risque d'être dur jusqu'à l'été prochain. Je suis particulièrement sensible au temps, plus les années passent plus j'ai besoin de chaleur et de soleil. Cette année je n'ai pas profité de mon hamac, demain soir mes fils viennent dîner et si nous voulons profiter de la lumière du soleil , il nous faudra dîner de bonne heure.

    Contre toute attente, j'ai laissé de bons souvenirs à mes collègues palois/es. La semaine dernière, l'une d'elles m'a demandé de mes nouvelles par mail, et aujourd'hui, c'est une autre, de passage à Bordeaux, qui m'a proposé de prendre ensemble ce thé en terrasse. Je garde et garderai toujours un mauvais souvenir de ce passage hivernal à Pau, mais cela me fait plaisir de garder des contacts avec mes anciens collègues, cela me fait plaisir aussi de constater qu'en dépit de l'état dans lequel j'étais, je suis parvenue à conserver des contacts humains, à laisser une bonne impression. C'est une pensée plutôt positive, à conserver pour les jours mauvais s'il en revient. J'ai été contente de retrouver Tahia (ce n'est pas son prénom, celui de l'état-civil, c'est celui qu'elle s'est choisi), une fille formidable qui aime son boulot mais sait prendre le temps de vivre, la preuve c'est qu'elle a pris le parti de se mettre à temps partiel, pour se donner du temps à elle, quitte à  perdre une partie de son salaire. Elle est énergique, gaie, ouverte aux autres. Elle est aussi fan des Space-invaders, et, ce soir, m'a montrée la photo du dernier Quetzacoatl qu'elle a déniché sur les murs de Pau.

    J'ai passé un long et bon moment avec elle, à discuter en paressant au soleil, sans regarder l'heure. Personne ne m'attend, j'ai donc le luxe d'avoir tout mon temps pour moi. Je n'avais jamais connu cela, lorsque j'ai vécu en couple (et avant cela quand je vivais chez mes parents), et maintenant que j'ai réussi à apprivoiser cette situation si étrange pour moi (et oh combien difficile pendant longtemps), j'apprécie d'être seule - sauf quand une araignée s'invite dans mon évier à sept heures du matin.

    Il est presque 23 heures, il fait encore doux dehors, j'ai laissé la baie vitrée ouverte, j'espère qu'un insecte quelconque n'en profite pas pour rentrer chez moi pendant que j'ai le dos tourné, les yeux rivés à mon ordinateur.

    Je devrai me mettre au lit sans tarder, il me faut finir les dernières pages  du troisième tome de La Grande Intrigue, de François Tailliandier (merci Julie, ce roman est à la hauteur de ce que tu m'en avais dit). Après ça, il faudra que j'attaque mes classiques, j'ai reçu aujourd'hui une réponse favorable à ma demande d'admission en première année de licence de Lettres Modernes à la Sorbonne ! 


  • Commentaires

    1
    Julie
    Dimanche 11 Septembre 2011 à 11:03
    Je suis très heureuse que tu aimes Taillandier ! Et félicitations pour ton admission en première année de licence !
      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Vendredi 16 Septembre 2011 à 23:18
        Merci :-)
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :