• Elections, drame historique en deux actes

    Elections, acte 1

    Dimanche matin j'arrive au bureau de vote, je donne ma carte d'electrice et ma carte d'identité à un type qui me les demande, pas mal le type d'ailleurs. Mais voilà, le type pas mal d'ailleurs trébuche sur mon prénom et je le reprends assez peu aimablement : "Non, je ne m'appelle PAS Marie-Christine, et d'ailleurs, Marie-Christine, c'est moche."
    A midi, comme mon père me demande qui tenait les différents bureaux, je lui raconte la mésaventure habituelle de mon prénom, il m'explique qu'en fait le-type-pas-mal-d'ailleurs, a sensiblement mon âge, qu'il est divorcé, premier adoint au maire, probablement futur maire, et, accessoirement, nanti de quelques propriétés de ci, de là, bref, que j'ai envoyé ballader le mec le plus en vue du coin.
    Ah.
    Bon, et bien tant pis, il peut bien être le meilleur parti de la commune, je ne m'appelle pas Marie-Christine. D'abord.


    Elections, acte 2

    A table, à la droite le père, à la gauche, la mère.

    Moi (tendance extrème-gauche démotivée) :
    - J'ai voté Lassalle*, pour emmerder les deux autres

    Mon père (tendance extrème-droite démobilisée) :
    - J'ai fait pareil !

    Ma mère (tendance centriste je vote un coup gauche un coup droite) n'a rien dit, je pense qu'elle aura voté blanc. A moins qu'elle n'ait succombé au charme socialiste cette fois-ci (heureusement que les prochaines élections ne sont que les cantonales !).

    (* note de l'auteure : on est la seule région où le Modem a survécu au premier tour, histoire de faire durer l'agonie au-delà du raisonnable ; il va falloir envisager de légaliser l'euthanasie pour les partis moribonds.).


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