• Du stress, encore du stress, et encore du stress

    Il y a dix-huit mois, le psy qui s'est occupé de moi quand j'étais au plus mal m'avait mis sous traitement, un traitement de cheval. Thymorégulateur et antipsychotique.  Traitement que j'ai décidé d'arrêter, mi-juillet, car je le trouvais un peu excessif désormais. Résultat : les crises d'angoisse, qui de toute façon n'avaient jamais réellement disparues, sont devenues plus fréquentes mais, surtout, chose à laquelle je ne m'attendais pas, je me suis retrouvée envahie par le stress. Je présume que l'antipsychotique, un neuroleptique assez puissant, me protégeait du stress. Or mon travail est stressant, et les conditions dans lesquelles je travaille encore plus. Et cet été, ça s'est encore aggravé, du fait des absences, des pannes et des dysfonctionnements informatiques répétés.

    Alors forcément, ce début de relation que je vis depuis un peu plus d'une semaine n'arrange rien. Mon organisme ne tient pas le coup, et se rebelle violemment et douloureusement. En une semaine je suis allée deux fois chez le généraliste, et je donnerai très, très cher pour pouvoir partir une semaine, loin, à ne rien faire au soleil et, surtout, pour arriver à me débrancher le cerveau, et arriver à dormir. Je souffre en effet d'insomnies depuis plusieurs jours, en plus de mes problèmes digestifs.

    Comme si cela ne suffisait pas, je dois faire face au réveil de mon système hormonal, mis en veille par le neuroleptique. Je m'espérais ménopausée, je découvre qu'hélas il n'en n'est rien. Certes, le retour d'une libido normale est agréable (surtout en ce moment), mais le retour de mon cycle menstruel se fait dans la douleur. Aucun homme n'imaginera jamais à quel point le fait d'être une femme est injustement douloureux. La femme ne pourra être libre, et l'égale de l'homme, que le jour où le cycle hormonal sera enfin maîtrisé et ses effets mensuels, supprimés. 

    En tout état de cause, quand je suis rentrée un soir de cette semaine, et que j'ai découvert une énorme araignée sur le mur de mon salon, je n'ai pas cillé : j'ai attrapé mon balai et d'un coup, d'un seul, j'ai occis le monstre. J'ai atteint un stade de nerfs où les petites peurs et phobies n'ont plus leur place.

    Je garde le cap, toutefois. Au travail, comme on voulait nous imposer un changement de méthode de travail, je me suis exprimée contre, courtoisement mais fermement, et ça m'a fait du bien de me faire entendre et d'être entendue. J'ai repris les séances quotidiennes chez le psy, séances dont la régularité me rassure compte-tenu du fait que je suis désormais sans médicaments. Mais avant tout, la présence de mes ami-e-s, ici comme ailleurs, est essentielle et primordiale. Un problème supplémentaire se profile pourtant à l'horizon : je ne supporte pas l'idée de voir mes parents, en ce moment, sans en comprendre bien la raison. Mais à chaque jour suffit sa peine, je ne vais pas culpabiliser pour ça, aussi.

    Cet après-midi, je suis allée à la médiathèque. J'en suis ressortie les bras chargés de cd, et de livres. Il y avait longtemps que je n'avais pas eu envie de lire autant de bouquins, j'ai trouvé cela plutôt positif. J'ai pris plaisir, ces derniers soirs, à relire un "vieux" Stéphen King, Dolores Claiborne. Je me suis accordée le plaisir, aussi, d'acheter un livre, en faisant mes courses ce midi. Le Bal, d'Irène Némirovsky.  Demain, après-midi vélo. Pour me défouler, physiquement et nerveusement, pour le plaisir aussi d'être au soleil et à l'air libre. Plus que jamais, mes moments libres doivent être consacrés à me faire du bien.


    Tags Tags :
  • Commentaires

    1
    Isabelle
    Dimanche 16 Septembre 2012 à 00:02
    Tu as peut-être arrêté ton traitement de façon trop radicale, tu aurais peut-être dû le faire plus graduellement, histoire de moins souffrir des effets secondaires (si tu avais la possibilité de baisser les doses, parfois ce n\'est pas toujours possible). Bon courage, en tout cas !
      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Dimanche 16 Septembre 2012 à 13:35
        Tu as raison, avec le recul je pense que j'aurais dû arrêter beaucoup plus progressivement que je l'ai fait !
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :