• Du bruit... et des rumeurs

    Le bruit, donc. En quasi permanence.

    Le bruit de la circulation en contrebas de mon appartement, ça commence très tôt, à six heures quelques voitures passent, et dès six heures et demi le trafic commence à s'intensifier, les premiers camionsqui profitent justement du peu de circulation pour aller livrer, les premiers bus aussi. Sept heures, la circulation est à peu près aussi intense qu'elle le sera jusquà la fin de la journée. Bus, voitures, motos... et les sirènes, police, gendarmerie, pompiers. Difficile de profiter du balcon. A 19 h 00 la circulation est encore intense, je réserve la petite table du balcon au seul petit déjeuner du dimanche. Le dimanche, c'est bien plus calme, ouf ! même si, aux beaux jours, les retours de plage rappellent que je suis sur ce qu'on appelle "un axe passant". En comparaison, les quelques TER qui passent sur la voie ferrée à côté de l'appartement sont plus impressionnants que rééllement bruyants.

    Le bruit de la musique, au boulot. Mon collègue Hubert n'en démord pas, il veut travailler en musique. Mickael Jackson, Madonna, les années 80, du rap, du reggaeton, de la salsa... il faut le reconnaitre, il a des goûts éclectiques. Mais ses goûts ne sont pas les miens. Je n'ai pas réussi à le convertir au jazz ou au blues. De temps en temps, il met du Cabrel, et je respire un peu. De temps à autre, excédée, je prends le pouvoir et vais chercher sur Youtube une heure de chants d'oiseaux... Ceci dit, malgré toutes les difficultés et les contraintes liées au travail en équipe, je ne souhaiterais pour rien au monde travailler seule dans un bureau... j'ai donc appris à tolérer la compil des années 80 et le reggaeton...

    Le bruit des voisins, coloc de jeunes un peu plus loin dans le couloir, qui ont la fête bruyant, rénovations et travaux divers... même le samedi...

    Le calme est donc devenu un luxe, que j'apprécie comme tel. L'hiver, c'est différent, le double vitrage filtre avec efficacité les bruits de la rue mais dès que les beaux jours reviennent je vis les fenêtres ouvertes, et le bruit s'engouffre dans l'appartement. Pour la coloc, pas grand chose à faire, mes remarques n'ont pas changé grand'chose, je me suis résignée à utiliser des boules Quies un soir où la fête était particulièrement bruyante. Quand aux rénovations, ça ne dure jamais très longtemps.

    Mon rêve serait une maison, isolée, où le seul bruit serait celui des oiseaux... doux rêve, mais surtout, rêve.

    Les rumeurs, aussi. L'entreprise qui m'emploie a été racheté par une entreprise plus grosse. La fusion juridique devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année. Je vais changer de contrat de travail, de convention collective, de mutuelle... vais-je aussi changer de service, pour l'instant, je l'ignore. Pas grand-chose ne filtre sur la réorganisation à venir, mais cela n'empêche pas certains de faire des suppositions, On nous a annoncé hier que, courant juillet, les grandes lignes de la nouvelle organisation nous seraient présentées, les bruits de couloir vont donc aller en s'amplifiant. Je n'aime pas ce genre de période, l'incertitude, les bruits de couloirs, les supputations sans fondement... c'est fatiguant nerveusement. Mais ce genre d'aléas est fréquent dans toute vie professionnelle, il faut donc faire avec.

    En attendant, dès que je peux, je repose mes oreilles, quand à la réorganisation, j'en ai vécu d'autres...

    Ce soir, je randonne -oui, une rando en partie nocturne ! avec mon amie MH, dans les près et en bordure de Garonne, l'occasion de se dégourdir les jambes et de se reposer les oreilles loin de l'agitation de la grande ville....


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