• Cousins, cousines, la suite (encore)....

    Or, donc, Germain, il était reparti chez lui, le premier vendredi de janvier, avec, m'avait-il dit, "une décision à prendre".

    Et contre toute attente, sa décision, il l'a prise, et plus rapidement que je ne le pensais - que je ne l'en pensais capable, puisque le lundi matin, dans un mail, assez froid par rapport aux derniers échanges que nous avions eu, par sms, alors qu'il remontait chez lui, il m'a annoncé qu'il avait parlé durant le week-end avec sa compagne, de leur "inévitable séparation". Mais il ne me disait rien de plus sur ses relations avec moi, ni sur la façon dont il voyait les mois à venir.

    Je n'y comprenais plus rien, et entre moi et mon tempérament à m'enflammer en cinq minutes (je le reconnais), et lui qui me semblait tout d'un coup bien froid, je me suis retrouvée (pour changer) au trente-sixième dessous. Je n'ai pas vraiment profité de ma semaine de vacances, trop souvent connectée sur ma messagerie à attendre, en vain, un mail qui ne venait pas. Plus d'appels téléphoniques ni de sms (nous avions échangé fréquemment par ces deux canaux, durant la semaine entre le moment où nous avons repris contact, et où nous nous sommes revus). Quelques mails, qui ne disaient rien, et assez froids.

    Finalement, comme j'ai repris le travail mardi dernier, je lui ai toutefois envoyé un mail (vive les messageries professionnelles en très haut débit !) et là, contre toute attente...

    Et bien nous avons passé la semaine connectés quasiment en permanence durant la journée, et puis les sms ont repris, et, finalement, mercredi, nous avons passé un long moment au téléphone à faire le point.

    D'où il ressort : qu'il s'est passé quelque chose entre nous quand nous nous sommes revus, mais qu'en dépit de nos quelques mois passés ensemble il y a trente ans, nous sommes aujourd'hui des inconnus l'un pour l'autre, et que nous ne pouvons rien dire de ce que sera l'avenir. Et il m'a confirmé que sa compagne entamait des recherches en vue de prendre un appartement. Et aussi qu'il avait bien l'intention de me voir, la semaine prochaine, puisqu'il vient passer une semaine de vacances chez sa mère, récemment hospitalisée.

    Ce point n'était pas inutile, loin de là. Du reste, j'avais commencé à prendre un peu de recul (c'est à dire, à recommencer à penser, avec ma tête et non plus avec mon coeur) et à me dire que si je continuais à me laisser submerger par mon attirance envers lui, et à le lui clamer trop souvent... j'allais foncer droit dans le mur... encore une fois  :-/

    Ca, c'est nouveau pour moi, c'est une sorte de "révolution culturelle"  ;-)  Pour moi, une relation, c'est le feu, les flammes, la passion, l'immédiateté de l'instant présent, et... l'absence et l'abandon de toute raison.  Sauf que concrètement, comme je n'ai jamais rencontré d'homme qui fonctionne comme moi, je me plante à chaque fois car mon "volcanisme amoureux" doit rapidement paraitre un peu effrayant. Je réalise, grâce à Alex, qu'une relation peut peut-être se construire autrement. Je le redis : c'est pour moi une "révolution culturelle" qui remet en question tout mon fonctionnement émotionnel depuis la naissance. Mais  peut-on changer ? J'ai pris aussi conscience, ce soir (je réfléchis bcp en ce moment) qu'il faut que je m'en remette à Alex pour mener notre relation, parce que de toute évidence, je n'en suis pas capable. M'en remettre à lui pour décider du moment où l'on se verra, du moment où l'on fera l'amour la première fois, du moment où il parlera de moi à sa mère.... pour autant que ces moments là arrivent, bien sûr. Parce qu'il a raison : partir bille en tête, envisager un futur commun... alors qu'on ne se connait pas, qu'on vient juste de se revoir, et, d'une certaine façon, de se rencontrer, c'est irrationnel. Qu'il gère sa séparation, qu'on en profite pour apprendre à (re)faire connaissance : de toute façon, nous avons, d'une certaine façon, du temps devant nous, un temps qui nous est en quelque sorte imposé. En effet, il doit être muté en juillet, il ne sait pas encore où (ce qui génère chez lui une certaine tension, en plus de celle causée par sa séparation à venir) date qui représente la date obligée de sa  séparation, et j'ai bien compris qu'il veut gérer les choses dans un certain ordre : d'abord se séparer, et ensuite seulement, envisager une relation avec moi s'il s'avère que le "quelque chose entre nous" est sérieux. C'est simple, c'est droit, c'est honnête. Lorsque nous nous sommes revus, il m'a appris que son ex-femme l'avait quittée pour un autre homme avec qui elle avait une liaison : je pense qu'il ne veut pas, lui, se trouver dans ce rôle là. Concrêtement, cela signifie que je le vois la semaine prochaine, une ou deux fois simplement, et qu'ensuite,si le "quelque chose entre nous" se confirme, je risque de le voir rarement jusqu'à son déménagement. Diantre fichtre, nos boîtes mails vont exploser (de même que mon taux de frustration sexuelle).

    Donc, en ce moment, on fait connaissance  :-)  J'avais laissé un jeune gendarme frimeur, plus intéressé par la bagatelle que par la discussion, je découvre un responsable de brigade, droit, à l'écriture raffinée, proche de ses enfants, heureux d'être grand'père. Je ne suis pas tout à fait aveugle, tout de même, et je trouve, pour l'instant, qu'il manque d'empathie et je crains que son uniforme corsète un peu trop sa façon d'être, de penser, et d'agir.

    Une bonne surprise : nous avons échangé peu de mails, ce matin. Il faisait l'aller-retour sur la Charente cet après-midi pour récupérer sa fille, adolescente, pour le week-end, et devait donc terminer son travail en temps et en heure. Je ne pensais pas avoir de nouvelles avant un certain temps (avant la semaine prochaine en fait), or il a fait une pause sur la route, dans l'après-midi, et m'a appelée, alors qu'en raison des intempéries il mettait plus de temps que prévu pour arriver au lycée de sa fille.

    Alors bien sûuuuuuur il me tarde mardi prochain, puisqu'il  va passer me voir en fin d'après-midi.  :-)


  • Commentaires

    1
    Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
    Samedi 19 Janvier 2013 à 22:02
    Ah ah ah, ce crétin, dans un mail aujourd'hui, m'apprend qu'il ne va jamais au ciné, ni au théatre et qu'il ne connait rien à l'art. Ceci dit, je m'en fiche un peu, ça fait dix ans que j'y vais toute seule, au cinoche ! Bon, il me dit qu'il aime bien les balades à pied, c'est au moins ça  :-)
    Ben oui, on est vraiment deux inconnus, des inconnus avec des souvenirs communs, mais néanmoins des inconnus.
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