• Confinée, toujours

    A 21 h 30 hier soir, je suis montée sonner chez la voisine du dessus. La gamine qui fait le kangourou tous les soirs, passe encore, elle n'a que trois ans et en cette période de confinement je comprends tout à fait. Mais la musique arabe à fond, c'est plus que je ne peux supporter. Quand la voisine a ouvert la porte j'ai découvert qu'elle n'a pas seulement sa fille, mais aussi deux autres gamines. Et en fait je ne sais pas trop combien d'adultes elles sont en ce moment. Si j'ai bien compris, elle a de la famille qui était là en vacances et se retrouve bloquée chez elle à cause du confinement. Bon, peut-être, ça ne m'explique pas pourquoi il a maintenant trois noms sur la boîte à lettres. En attendant, pour trois petites filles en bas âge, elles ne font pas tant de bruit que ça, elles sont même étrangement silencieuses le matin. Et l'avantage des enfants, c'est qu'ils se couchent tôt le soir. Sauf hier soir, mais la voisine a immédiatement arrêté la musique, ouf.

    Parce que j'ai de plus en plus de mal à supporter le bruit, la musique en particulier, je préfère encore les bruits d'engueulades ou de tournevis, qui durent souvent moins longtemps. Et finalement je découvre que ce n'est pas la solitude qui me dérange le plus, mais au contraire la vie en collectivité.

    Je n'ai pas les moyens d'acheter une maison individuelle, même au fin fond de la campagne girondine. Et la campagne landaise elle-même va bientôt être hors de ma portée. So, what ? Il faut que j'étudie les options possibles, de la plus fantaisiste (jouer au loto) à la plus pragmatique (me renseigner sur les casques anti-bruit connectables à la télé, et sur les bouchons d'oreille faits sur mesure par un audio-prothésiste). Il me reste peu ou prou sept ans d'ici la retraite, c'est à la fois long et court, ça me donne un peu de temps pour réfléchir au mode de vie que je veux avoir ensuite. Le confinement me prouve que je peux faire du yoga chez moi, que la salle de sport est remplaçable par une ou deux machines, et que j'ai besoin d'avoir, à proximité immédiate, des commerces pour me sentir rassurée. De toute façon, la crise que nous vivons va forcément avoir des conséquences, plus ou moins attendues, plus ou moins longues. Il est donc difficile de faire des projets, mais je peux au moins réfléchir à plusieurs options. Pourquoi ne pas vendre mon appartement, placer l'argent, et partir en location dans une maison ? Ou, quand je serais (un peu beaucoup) plus âgée, m'installer dans une résidence séniors où je serais certaine de ne pas être emmerdée par les voisins ? En tout ça, je réfléchis, je réfléchis, en ce moment, j'ai tout mon temps. Et en attendant, j'ai acheté des boules Quiès.


  • Commentaires

    1
    Bleck
    Lundi 30 Mars à 12:22

    Il existe des solutions du type éco-villages ou structures auto-gérées voilà quelques années 2 copines à moi s'intéressaient à un projet d'immeuble en co-propriété alternative à Bègles je crois...

     

    Bleck

      • Dimanche 5 Avril à 21:01

        Oui,  ça fait partie des pistes à étudier en effet ! Merci Bleck :-) J'espère que tout va bien pour toi en ce moment ? 

    2
    Lundi 6 Avril à 09:07

    Bonjour Acanthe, eh bien voilà tu as ma réponse dans le lien... une bise.

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