• Cinoche bof

     
     
    Je fais un peu ma difficile, là ? Mais non, disons que pas de chance, les rares films que j'ai été voir ne m'ont pas fait sauter au plafond.

    D'abord, Les Petits Mouchoirs, LE film à aller voir, parait-il, le mois dernier. Tourné en technicolor sur le bassin d'Arcachon et là, je confirme, c'est réussi. J'étais encore à Pessac quand je l'ai vu, et en voyant les images de l'eau et du sable, je me suis fait la réflexion que ça, ça allait sacrément me manquer l'été prochain (même si je ne suis pas une fana de la plage, aller respirer l'iode et le sable chaud, ça fait toujours du bien). Pour le reste...erk :-(  une histoire de bande d'amis trentenaires, parisiens, belles gueules, belles baraques, beaux loisirs, bref, le truc vu souvent au ciné, et Canet n'a malheureusement rien apporté de nouveau. Mis à part deux ou trois acteurs, les autres, Cluzet en tête, sont dans l'excès, tout comme les situations et les dialogues. Qu'on ne me parle pas du talent de Cotillard, parce qu'en ce qui la concerne, je ne l'ai aimée que dans le tout premier Taxi, c'est dire. Pour en revenir au film, la fin est carrément loupée, affreusement gnan-gnan, tout ce que je déteste au ciné, larmes et bon sentiment autour d'un cercueil   :-(  

    Pau version ciné, ça donne un cinéma d'art et d'essai, le Mélies, deux (deux. Deux, pas trois. Ca limite sacrément la programmation, arghhhh) salles installées dans une ancienne église. Mais au contraire de l'Utopia à Bordeaux, rien n'a été conservé de l'origine religieuse du lieu, et la salle de cinéma dans laquelle j'ai assisté aux deux films que j'y ai vus est d'une banalité consternante.

    Et qu'est-ce qui m'a pris d'aller y voir Nostalgie de la Lumière !? j'ai besoin de me changer les idées en ce moment, de choses drôles ou au minimum gaies, or ce documentaire chilien revient sur une page sombre de  l'histoire du Chili, la dictature militaire de Pinochet. Aujourd'hui, dans le désert d'Atacama, alors que des astronomes du monde entier viennent y explorer l'histoire de l'univers (ce désert bénéficie d'un air d'une extrème secheresse, ce qui favorise l'observation interstellaire), des femmes sondent le sable et la terre du désert à la recherche des ossements de leurs proches, disparus pdt la dictature. Certes intéressant, mais un peu trop funèbre pour moi en ce moment.

    Et ce n'est pas Biutiful, le dernier film d'Inarratu, qui m'aura remonté le moral. Javier Bardem y interprète Uxbal, quadragénaire à la dérive dans une Barcelone peu touristique, mourant, préoccupé par le devenir de ses deux enfants. Couple déchiré, individus perdus, trafics en tout genre... La Sagrada Familia est dans le lointain, dans la fumée, Barcelone est sombre, à l'image de ce film dans lequel la mort est omniprésente. Mais le film est bon, on suit Bardem avec intérêt, sans voyeurisme ni pitié, le film est poisseux de désespérance mais, pour autant, on ne ressent ni lourdeur ni pathos excessif.

    Ceci dit, la prochaine fois, j'essaierai de me trouver un bon gros blockbuster made in USA, histoire de m'aérer un peu la tête !  :-)  Mais pas samedi prochain, parce que samedi prochain, en principe, je remonte sur Bordeaux pour un week-end express !

  • Commentaires

    1
    Rolvel
    Dimanche 21 Novembre 2010 à 21:55
    J'hésitais pour "les petits mouchoirs" trop d'avis consensuels ont freiné mon envie... Mais je crois bien que je vais aller voir "Buried" une sorte de météorite de la famille de "Phone game". Bonne soirée!
    2
    Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
    Mardi 23 Novembre 2010 à 18:48
    Je suis bien trop claustrophe pour aller voir Buried ! Mais j'avoue que je suis assez curieuse et que j'aurais bien aimé savoir ce qu'il donne.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :