• Chroniques de la canicule

    J'avais des doutes, en début de semaine dernière, alors que j'entendais les médias annoncer l'arrivée de la canicule. Il faisait frais le matin, et une température agréable, 24-25° dans l'après-midi. Mais mercredi, en regardant le ciel, j'ai vu les rares nuages avancer depuis le sud, et j'ai compris que la chaleur allait arriver.

    De fait, dès mercredi, le thermomètre a rapidement monté, à l'extérieur comme à l'extérieur. Et mercredi soir un énorme criquet est venu se poser sur le balcon et même si je n'en n'ai pas vu d'autres, je suis certaine qu'il s'agissait d'un criquet arrivé d'Afrique, porté par les courants d'air chaud.

    30, 32, 35°, le thermomètre s'est rapidement emballé au fil des heures, j'ai enregistré 40° jeudi sur le balcon ensoleillé, tandis qu'à l'intérieur il faisait 27°. La température est montée régulièrement au fil des jours, à l'extérieur comme à l'intérieur, malgré mes efforts pour calfeutrer l'appartement. Et il ne fallait pas compter sur une éventuelle fraîcheur matinale : ce week-end il faisait déjà 30° au lever du jour. Les 30° que j'ai atteint également dans l'appartement, devenu étouffant en dépit du ventilateur.

    Lassée de m'ennuyer, durant la journée, je suis tout de même allée faire du vélo en soirée et samedi matin, avec un collègue, j'ai fait une longue balade de 3 heures, à bonne allure, et nous en sommes revenus transpirants. J'ai tenté, dans l'aprés-midi, d'aller à Bordeaux. Arrivée à la station de tram, un avis d'interruption sur la ligne était affiché, et il n'était pas question que je prenne le bus, car la température y est toujours infernale. Je suis rentrée chez moi, et les 100 mètres qui me séparaient de mon appartement ont été très durs.

    Le quartier est rarement silencieux l'après-midi, mais ces jours-ci ce fut le cas, les rues étaient vides, tout comme l'aire de jeu pour enfants, et les volets roulants des appartements dans les tours étaient tous baissés. Dès le matin le soleil était cruellement brûlant dans un ciel bleu presque blanc de chaleur, et l'expression "écrasé de chaleur" était de circonstance.

    N'en pouvant plus de rester enfermée, dans le noir, dans l'appartement surchauffé, j'ai bravé le soleil, hier en fin d'après-midi, pour aller à Bordeaux. Chapeau, short et débardeur, bouteille d'eau, éventail... je m'étais préparée. Comme je le prévoyais, la chaleur était plus supportable rue Sainte-Catherine, celle-ci étant orientée Sud/Nord, donc protégée du soleil par les bâtiments qui la longent, et le petit vent qui y circulait, même chaud, était agréable. Le voyage retour a cependant était éprouvant : la clim du tram était en panne, et la température à l'intérieur infernale. Je ne serais pas étonnée d'apprendre que nous frôlions les 45° degrés.

    Cela n'a pas empêché les djeuns du quartier de reprendre les va-et-vient en motos, et leur bruit, ajouté à la chaleur, était une vraie torture - j'ai fini par appeler la police hier.

    J'ai paradoxalement apprécié cet épisode de chaleur intense, après tout c'est l'été et j'ai tellement souffert du mauvais temps cette année. Certes, cela a fini par me fatiguer, je me suis également un peu ennuyée, mais tout à une fin, et c'est le cas de la canicule. Ce soir, la température extérieure n'est plus que de 25° degrés - il en faisait 37° hier, et la température intérieure recommence à baisser, et c'est ce qui est le plus important car dormir par 30° est très désagréable.

    Les chattes elles-mêmes ont peu apprécié cet épisode caniculaire. Loukoum car elle n'appréciait pas de ne pas pouvoir sortir et La Chatte de son côté passait son temps allongée sans bouger.

    Cette canicule a fait une victime, dans le quartier : un des acacias du trottoir qui longe mes fenêtres. Ses racines, déjà fragilisées par l'âge, n'étaient plus retenues par la terre dessechée, et l'arbre s'est couché dans la nuit. J'ai appelé la voirie, ce matin, ils sont intervenus rapidement dans la matinée, mais lorsque je suis rentrée ce soir - je suis allée dans les Landes aujourd'hui voir une de mes tantes - le parking avait été évacué, des bandes rouges et blanches en condamnant l'accès, et je pense qu'hélas les autres acacias vont être exécutés dans les jours à venir. Fini, le pépiement des étournaux au printemps. Mais il faut l'admettre, les acacias, déjà vieux, sont bien tordus et en mauvais état. Il me restera encore la verdure des arbres de l'esplanade en face de mon appartement, et la majesté du grand platane de l'aire de jeu.

    Il faut le croire, cette après-midi, dans les Landes, il pleuvait ! J'espère que ce ne sera pas le cas ici demain, car j'ai bien l'intention d'aller à la piscine, retrouver la fraîcheur. Je pars jeudi en Bretagne. Habituée à la chaleur de ces derniers jours, je ne sais pas si je supporterai le choc climatique ;-) Je pars avec jean et pull, ça vaut mieux !


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