• Ca avait bien continué

    Ceci dit, la journée avait bien continuée. J'ai bien avancé dans le rangement de mes affaires encore en carton, amélioré le rangement du vaste placard qui est dans ma chambre, pareil pour celui qui est à côté de la porte d'entrée... une bonne après-midi, terminé en beauté au cinéma devant "La Conquête".

    Je fais un aparté cinéma tant que j'y pense : vendredi soir, quand tout le monde attendait Minuit à Paris, on a eu droit aux premières minutes de Le Gamin au Vélo. Panique dans la salle, la majorité des gens pensant s'être trompée de salle, c'était très rigolo.

    La Conquête, donc. Intéressant. Décidemment, il faut vraiment que je me remette la tête dans le guidon, pour écrire tous les articles que j'ai en retard, ceux consacrés au Costa Rica, ceux consacrées aux films et bouquins vus/lus ces derniers temps.

    La soirée a continuée chez mes parents, comme prévu, pour l'anniversaire de mon frère.


    Pour répondre à Tonax : je suis l'aînée de quatre. J'ai une soeur, qui a récemment décidé de ne plus avoir de relations avec mes parents, et deux frères, un sur la région, avec qui, pendant un temps, j'ai eu des liens assez forts, et puis mon plus jeune frère, qui vit à Poitiers dans une maison en paille que sa femme et lui ont construits entièrement seuls, du sol au plafond.

     

    Bref, repas familial, ambiance de fête, mon frère a soufflé ses quarantes bougies et nous avons passé une bonne soirée. J'ai dormi chez mes parents, boire ou conduire il faut choisir, mes fils étaient là aussi et puis mes neveux et nièces aussi bien sûr, ça fait une belle tablée pleine de bonne humeur.

    Dormir chez mes parents quand mon frère vient me permet également de profiter un peu de lui, je ne monte jamais à Poitiers et je ne le vois que trop rarement.
     

    Je suis repartie de chez mes parents en milieu d'après-midi, j'avais décidé de profiter du temps redevenu beau pour faire du vélo, comme j'ai toujours aimé le faire le dimanche.

    Qu'est-ce qui a provoqué la "redescente non climatisée" ? Je ne sais pas trop. Pourtant c'était sympa, au début, cette balade dans un Bordeaux surpeuplé en raison de la Fête du Fleuve, avec la venue du voilier Le Belem dans le port de la lune... Et puis, je ne sais pas pourquoi, en prenant le chemin du retour, descente du moral. Oh, pas les trente-sixièmes dessous ruisselants que j'ai pu connaître, mais une grosse descente tout de même, avec un début de crise d'angoisse. Quoiqu'en fait, je sais. C'est le fait de repenser à la soirée d'hier, ma soeur, mes frères... je l'ai déjà écrit sur mon blog, je vis très mal l'éclatement de la structure sororale.

    Je suis rentrée chez moi - autre problème, j'ai perdu le rythme, je ne plus rouler trois heures comme avant, je roule deux heures, pas plus, ça limite énormément mon champ de déplacement, vivement que je retrouve la forme, aujourd'hui pouvoir rouler plus m'aurait grandement fait du bien - avec le moral dans les chaussettes, l'angoisse m'étreignant la poitrine, les larmes au bord des yeux.

    Je savais précisemment ce qui était le noeud du problème. J'aurais aimé pouvoir en parler. Parler. Etre écoutée. C'est pas beaucoup, et c'est pourtant beaucoup, parfois. Mais je n'ai pas osé appelé les personnes à qui j'aurais aimé me confier. Peur de déranger, peur de m'entendre répondre que non, on n'avait pas envie de me voir aujourd'hui, pudeur, aussi, ça ne se fait pas de débarquer chez les autres pour raconter qu'on en a gros sur la patate. Je suis restée longtemps, mon téléphone dans la main, avec l'envie d'appeler, ma soeur en particulier. Puis finalement j'ai allumé mon ordinateur et laissé couler mes larmes en face de mon écran.


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