• Bouquet de saison

    J'aime beaucoup les fleurs. J'ai toujours un peu de mal à m'en faire des bouquets, car elles durent plus longtemps sur pied, mais de temps en temps j'en coupe quelques unes, surtout quand, comme ces jours-ci, il fait mauvais : le vent et la pluie les abîmant, j'ai moins de scrupules à m'en faire un bouquet. Et puis ça me permet de profiter des vases de mes grand'mères.

     
     
    Ce vase là, ma grand'mère l'avais acheté en Allemagne, dans les années 50. La veille de mon mariage, mon grand'père est arrivé, il a ouvert son coffre en me disant "j'ai un truc pour toi", il m'a tendu le vase en me disant "C'est ta grand'mère qui l'avait acheté, il n'a pas de valeur, d'ailleurs le prix est encore marqué dessous, 12,50 marks !". C'est vrai, le prix est toujours marqué, au crayon d'ailleurs mais il ne s'est jamais effacé. Je ne suis pas fan de la couleur verte, mais j'aime bien ce vase, sa forme, ses roses anciennes, l'histoire familiale qui va avec. Le bouquet, ce sont des fleurs d'hortensias, des roses anciennes, un arum, une rose grimpante et parfumée, et des pieds d'alouette. De bonnes fleurs de jardin bien rustiques.
     
    Sinon, voilà, la Nouvelle Star, c'est fini, il va falloir parler d'autre chose le matin au moment du café entre collègues. Ce n'est pas toujours facile d'ailleurs, je regarde très peu la télé, les films que je vais voir au ciné leur paraissent toujours très bizarres et de mon côté je ne me passionne pas du tout pour le sport. Heureusement que, grâce à N°2, je connais les résultats des matches des Girondins, et que grâce à N°1 je suis au courant des nouveautés en matière de téléphones portables. Avec la blonde de l'équipe, je peux toujours parler chiffons, de ce côté là ça va. Il faut avouer qu'entre mes collègues et moi, il y a une certaine incompréhension mutuelle : ainsi, mon collègue rugbyman me disant récemment qu'il ne comprenait pas du tout quel plaisir je trouvai à reprendre des études de Lettres, je lui ai rétorqué que de mon côté je ne comprenais pas le plaisir qu'il avait à se bourrer la gueule mettre minable boire des soirées entières avec ses copains. Ceci dit, pour l'avoir croisé un soir dans Bordeaux (moi, avec des copines, et sobre, lui, avec des copains, et bien allumé) je reconnais l'aspect positif de la chose : quand il boit... il devient souriant ! Ce doit être la seule fois où je l'ai trouvé vraiment amical avec moi...

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