• Journée de ouf', au bureau aujourd'hui. Le coronavirus, ça affole tout le monde. Branchée sur un site financier, j'ai suivi la dégringolade de la Bourse en direct, tandis que notre Direction prenait, à l'arrache, des mesures pour éviter une éventuelle épidémie parmi les salariés. Arrêt de tous les déplacements, à l'étranger mais aussi en France, gel du "flex-office" sur le site parisien le pratiquant (le flex office, c'est plus de place attitrée pour les collaborateurs, mais chacun qui se place où il veut), et, surtout, mise en place du télétravail pour tous les collaborateurs équipés d'un pc portable. Concrètement, on divise toutes les équipes en deux, une moitié des salariés de l'équipe continue à bosser au bureau, et l'autre moitié bosse depuis chez elle, et la semaine suivante on inverse. Le but : éviter qu'en cas d'épidémie tout le monde soit malade en même temps. Il faut éviter l'arrêt de l'activité de l'entreprise. 

    Comme d'habitude, tout est fait n'importe comment, c'est donc au fil de la journée, et des informations contradictoires, qu'on a appris la mise en place de cette mesure, et dans l'après-midi que j'ai appris que demain, je reste chez moi pour bosser, jusqu'à la fin de la semaine. Le dispositif étant mis en place pour une durée indéterminée. 

    J'avoue avoir eu une grande montée d'angoisse, à l'idée de me retrouver clouée chez moi, seule face à mon pc, seule pour la pause de midi. Si j'ai fait pas mal de progrès en matière de gestion de ma solitude, il y a encore des moments où ça pique. 

    Bon, je ne suis pas du genre à me laisser aller. Il y a des avantages à cette situation : déjà, dormir une heure de plus. Ne pas m'énerver dans les bouchons. Economiser de l'essence et de l'usure de la voiture. Et puis je ne serai pas tout à fait toute seule devant mon écran : nous avons à notre disposition un outil de messagerie instantanée, avec vidéo si on veut, et c'est pas mal. Pour autant, bien sûr, que la Big Bank ait mis les moyens nécessaires pour que tout le monde puisse se connecter à distance. Et puis ça me fait un entraînement pour le jour où je vais me retrouver à la retraite, avec une vie sociale singulièrement plus réduite. 

    Donc demain matin, je me lève, je reste en pyjama toute la journée si je veux, et puisque je n'ai personne dans mon dos, j'en profite pour passer un ordre d'achat en Bourse. Parce que figure-toi que si l'action de la Big Bank se casse la gueule, et mon plan épargne entreprise avec, celle de ma banque aussi. Et comme cette dernière est à la portée de ma petite bourse à moi, je compte bien jouer les Picsou et piocher dans mon livret A qui ne rapporte plus rien pour profiter de l'aubaine. Wall Street, me voilà.


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  • A - Arbres. Ceux de la copropriété sont vieux, du coup il a fallu abattre quelques acacias, et celui qui est devant la fenêtre de ma chambre devrait suivre, hélas. Fini le chant des étourneaux au petit matin, et les piaillements des petits, au printemps. Mais il faut être raisonnable, un de ses comparses est tombé sur une voiture, l'an dernier, et heureusement il n'y avait personne dedans. 

    C - Conseil syndical. Un de mes agacements. On a des problèmes avec le syndic qui ne fait pas grand'chose, et, de fait, notre interlocutrice habituelle a été licenciée, trop mauvaise et ça on s'en est bien aperçu, mais la présidence du conseil syndical, une jeune femme qui vit dans la même cage d'escalier qui moi, est pleine de bonne volonté… mais manque de temps tout en s'obstinant à vouloir rester présidente du conseil syndical. Elle m'associe tout de même à une partie de ce qu'elle fait, heureusement. 

    F - Fatigue. J'étais vraiment crevée, la semaine dernière, au point d'aller chez le généraliste ou plutôt, son remplaçant. Celui-ci m'a prescrit un bilan sanguin, dont j'attends les résultats. Vivement les prochaines vacances, dans un mois. J'ai tout de même fait une bonne nuit, de vendredi à samedi, et j'étais assez en forme hier après-midi pour faire une grande balade à vélo de 23 kms ! Après la séance de yoga du matin, c'était décidemment une journée sportive. Aujourd'hui, j'ai fait une bonne sieste, et on verra bien comment se passe la semaine prochaine. 

    J - Jonquilles. Pour quatre euros, je suis revenue du marché dominical avec un joli bouquet de jonquilles qui embaume ma cuisine.

    M - Maire. Les élections approchant, les équipes électorales sont de sortie, les élus aussi, et j'ai pu interpeler le maire de ma commune au marché ce matin, sur le sujet de le propreté - ou plutôt de la saleté - de mon quartier. C'est un homme politique, rompu à l'exercice qui consiste à dire oui et répondre à côté :-/ J'avoue, je suis perplexe, pour l'instant je ne sais pas encore pour qui voter.

    P - Pu'er. C'est le nom étrange d'une variété de thé, dont un collègue m'a donné un échantillon pour que je le goûte. Beurk. on le dit "boisé" moi je lui ai trouvé une odeur de soupe de poisson, mais il faut dire que j'avais eu la main lourde. En fait il en faut peu, et ne pas le laisser infuser trop longtemps. Le collègue, c'est un prestataire arrivé il y a quelques mois, d'origine laotienne, très sympa, qui lit beaucoup et me passe les bouquins dont il se débarrasse. Au boulot, on a a mis en place dans l'espace détente une "boîte à livres", de façon assez spontanée, c'est une bonne idée qui marche bien.

    T - Télétravail. Avec cette histoire de coronavirus, nous avons pour consigne de prendre avec nous notre pc, en partant le soir, dès fois que l'épidémie se propage au fait que le site soit fermé. Le télétravail, on le réclame depuis des années, sans succès, et voilà que là, on nous l'impose presque :-/ ça résume bien la politique rh de la Big Bank ! 

     


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  • Pas mal d'interrogations, ces derniers jours, depuis une énième nuit difficile. Le quartier est bruyant le jour, le quartier est bruyant la nuit, l'immeuble est une passoire phonique. Et puis il y a l'urbanisation galopante, la moindre maison ancienne est abattue pour laisser place à deux, voire trois maisons neuves, quand ce n'est pas un nouvel immeuble. En faisant du vélo, dimanche dernier, j'ai vu un écureuil…. un miracle, je n'en n'avais pas vu depuis plusieurs années. Les oiseaux chantent, oui, pour combien de temps encore ? La pollution sonore, la pollution visuelle, la pollution atmosphérique vont croissant. Aux heures de pointe je mets 35 minutes minimum pour aller bosser, certains soirs il me faut presque une heure pour rentrer, routes saturées, quand je n'en mets que quinze en temps normal...

    Alors quoi ? L'autre jour mon frère m'a répondu : laisse tomber ta cité, viens vivre à la campagne, tu gagneras moins d'argent mais tu vivras mieux. 

    Alors ça cogite pas mal, un peu dans tous les sens. Partir ? où ? les prix de l'immobilier flambent dans la région, et pas seulement sur la métropole bordelaise. Toute la Gironde devient hors de prix, et même une partie des Landes. Travailler ailleurs ? A mon âge ? Attendre la retraite ou changer de vie maintenant ? 

    Et puis : vivre ailleurs ? J'ai tenté l'expérience, il y dix ans, direction Pau, retour ventre à terre moins de six mois plus tard. Prendre un nouveau départ, ailleurs, c'est facile quand on part en couple, en famille. En célibataire, ça l'est moins. Et puis ici, je mets mes pas dans les pas de mes ancêtres. Je suis d'ici, comme mon père, mon grand'père avant lui, je suis issue d'une des familles les plus anciennes de Pessac. Etre né quelque part, et oui, je le ressens, au plus profond de mes tripes. Et pour tout dire : j'ai déjà ma place au cimetière de Pessac - alors quoi, tourner le dos à tout ça ? 

    Alors voilà, je cogite. Mes frères et sœur l'ont fait, eux, même mes parents d'ailleurs, qui se fichent pas mal de savoir où seront posées leurs cendres. Mon fils aîné a lui aussi quitté la métropole bordelaise.

    Un appartement dans une banlieue pauvre, ou une petite maison dans un village paumé ? Et quel boulot pour vivre ? Des questions, des questions. Réfléchir, tout poser, prendre le temps.

    Et puis jouer au loto, aussi. Après tout, on ne sait jamais ;-) 

     


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  • J'ai passé une bonne soirée hier soir, chez Sylviane et Laurent, et j'ai souri en entendant Pierre, qui par ailleurs fut mon manager il y a une bonne dizaine d'années, se lamenter en parlant de quelques anciens cadres de notre ancienne boîte qui se retrouvent "placardisés" depuis le rachat par la Big Bank, "oui tu te rends compte, ils doivent être à 100 K et ne font pas grand chose de la journée !". 100 K, il faut comprendre 100 000 euros annuels, là où Pierre ne doit en être "qu'à" 60 000, j'en ai déduit qu'on est toujours le pauvre de quelqu'un d'autre. C'était une soirée à la bonne franquette, chacun portant quelque chose à manger ou à boire, j'avais porté un cake assez surprenant, poires-chorizo, et le mélange fonctionne très bien, à la recette initiale j'ai rajouté des pignons de pins et c'est une bonne idée. Sylviane avait quant à elle préparé des champignons farcis, je me suis régalée. 

    Je suis tellement fatiguée en ce moment - les nuits difficiles s'enchaînent - que je n'ai pas pu aller au cinéma comme prévu cet après-midi, mais après la sieste je suis partie à Bordeaux, il y avait longtemps que je n'avais pas pris l'air de la ville, et surtout la foire aux Plaisirs s'est installée sur la place des Quinconces, et j'avais très envie d'aller respirer cet air de fête, sentir les odeurs de chichis et de gaufres, et entendre les cris des enfants sur les attractions.

    La notule du 29 février

     

    Il faisait trop frais pour que je fasse un tour de grande roue, j'ai déambulé dans les allées avec plaisir, tout en savourant un chichi sucré et chaud, la séance de yoga de ce matin a été particulièrement difficile et je pouvais bien m'offrir cette douceur ! Je suis rentrée tranquillement, dans le tram j'ai fait quelques photos que j'ai retouchées (voir mon article précédent) car j'ai découvert que je pouvais faire plein de retouches, décidemment les smartphones sont de petits objets fascinants. 


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  • Reflets dans un oeil d'or


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