• ... Moins on travaille, moins on a envie de travailler.

    J'ai bien pris le rythme de la semaine de 4 jours, maintenant. Et la reprise, le lundi, se fait sans motivation aucune, je l'avoue franchement. Si mon job était plus intéressant, ce serait probablement différent, mais là... Ceci dit, mon boulot, qui ne me passionne pas, a cependant un avantage : quand j'en sors, je n'y pense plus, et quand je reprends le boulot, c'est sans y penser avant.

    Cette semaine fut toutefois bien agréable : une panne de téléphone nous a permis de passer trois jours tranquilles. Je ne sais pas ce qu'il y a de plus incroyable, dans cette histoire : qu'une telle panne puisse survenir dans une grande entreprise telle que la Big Bank, ou qu'il faille trois jours pour en déterminer l'origine - la surcharge d'un serveur ayant amené celui-ci a discontinuer certaines applications - dont la téléphonie. L'informatique, le pire comme le meilleur...

    Tout aussi incroyable, mon service est également victime, et ce fut le cas cette semaine, de temps à autre depuis notre aménagement dans nos nouveaux bureaux, de coupures électriques intempestives. On bosse et paf  ! plus d'ordi, écrans noirs. Il faut attendre qu'un électricien arrive, ouvre l'armoire électrique, remette le courant. Nous, on doit relancer nos pc, et ré-ouvrir toutes les applications qui ont été fermées à l'arrache, ce qui nous prend toujours un peu de temps.

    La semaine de quatre jours, donc, je pars le jeudi soir avec un grand et sonore "bon week-end" à mes collègues, un peu dépités, mais tant pis pour eux, ils n'ont qu'à faire pareil...

    Vendredi matin, c'est désormais piscine, aujourd'hui nous étions trois dans la ligne d'eau, il faisait un peu gris, donc pas trop chaud, et ce fut un vrai bonheur de nager.

    Cette après-midi, ciné, avec une bonne découverte, le film "Joueurs", premier long métrage d'une réalisatrice française dont j'ai oublié le nom, film fort réussi sur tous les plans, belle image - on sait que j'y suis sensible - scénario original et intéressant, rythme soutenu... vraiment un très bon film.

    Je ne vais pas voir ma mère ce week-end, j'ai décidé de m'accorder une pause, mon frère de Poitiers descendant dimanche pour aller la voir, j'ai estimé que je pouvais me passer d'aller la voir, il faut savoir souffler et prendre de la distance. Ma mère, si elle est plus calme du fait d'un nouveau traitement contre la démence sénile, perd toujours plus ou moins la tête, et mon père est toujours en train de se plaindre de son propre état de santé. Ce n'est donc pas un moment très drôle que je passe avec eux. Mon oncle de 96 ans, et ma tante de 88 ans, sont paradoxalement en meilleure forme que mes parents, pourtant bien plus jeunes. Il y a la santé, bien sûr, mais il y a surtout le mental.

    M'étant bien habituée à mon nouveau rythme, et ayant, enfin, réussi ce mois-ci à terminer le mois autrement qu'à découvert, ce qui est un véritable exploit, je n'ai pas eu de crise d'angoisse cette semaine. Ca, c'est plutôt bien ! Côté finances, j'ai pris le taureau par les cornes. Outre que j'ai fait extrèmement attention à mes dépenses ce mois-ci, j'ai tiré une extraction Excel de mon compte courant, de janvier à ce mois-ci, et j'ai commencé à le travailler, en créant des catégories de dépenses, afin de pouvoir analyser celles-ci, et donc, savoir où ça coince. Il n'est jamais trop tard pour prendre de bonnes résolutions !


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  • A - Araignée. A force de les subir, dans mon précédent appartement, ma phobie a pris des proportions plus supportables. Résultat, quand j'en ai vu une sortir d'une des compositions florales murales de ma cuisine, que j'étais en train d'arroser, je n'ai pas cillé, j'ai attrapé le premier truc qui m'est tombé sous la main, en l'occurrence un pot à épices, et j'ai occis la bestiole illico. Un sacré progrés. J'aimerai bien aimé comprendre comment l'affreuse chose était arrivée là, d'autant que le spécimen était, vu sa couleur, encore jeune et qu'elle aurait été de belle taille, adulte. Bon, il va me falloir vivre avec cette incertitude. Et appréhension, la prochaine fois que je devrais arroser la composition.

    B - BD. Un collègue me passe de temps à autre des BD, ou plutôt des romans graphiques, comme on dit maintenant, ça fait plus sérieux. Il vient de me passer un pavé de 3 kgs - oui 3 kgs ! une saga intitulée Il était une fois en France, saga qui raconte l'histoire d'un juif hongrois, arrivé en France dans les années 30, et traversant les années sombres de l'Occupation dans des circonstances quelque peu troubles. C'est inspiré d'une histoire vraie, et je me suis surprise à dévorer le premier tome, au point d'en oublier le monde extérieur. Il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, cette sensation, et ça m'a fait du bien !

    B - Bruit. Mais bon sang quel est ce demeuré qui, depuis plusieurs jours, fout le boxon le soir dans le quartier, avec sa musique de m*** et son klaxon ? Il faut le croire, jeudi soir il s'était carrément installé au carrefour de ma rue, warnings, portières ouvertes, musique à fond. Le pire, c'est que ça ne dérangeait pas la famille de la voiture à côté - se connaissaient-ils ? et les gamines ont ajouté des you-you au bruit de la musique - tantôt du Céline Dion tantôt de la musique arabe, on notera que le monsieur est mélomane. Au bout d'une demie-heure, j'ai appelé les flics et me suis réfugiée dans la chambre ouest, le niveau sonore dans ma chambre, fenêtre fermée, double vitrage, étant intenable. Les flics ont dû passer, depuis il se contente de passages express mais fréquents dans le quartier, avec toujours la même musique en boucle, une vieille chanson des années 80, un mélomane disais-je.... On n'imagine pas, avant d'y vivre, ce qu'est le bruit dans un quartier populaire.

    C - Cadeau. Corentin m'a fait un gentil cadeau, cette semaine. Le sachant plutôt près de ses sous, je n'ai su qu'en penser et me suis sentie un peu gênée. Mais je n'ai pas boudé mon plaisir car l'attention m'a fait d'autant plus plaisir. A défaut d'un jeune amant potentiel, je crois avoir hérité d'un troisième fils.

    C - Crevaison. Les pistes cyclables sont, en cette saison, mais cette année encore plus que d'habitude, jonchées de bris de verres, bouteilles de bière ou d'alcool soigneusement cassées et éclats bien éparpillés sur les pistes. J'ai beau regarder soignement où je roule, je n'ai pu éviter un ou deux endroits particulièrement soignés par les espèces de salauds qui font ça. Résultat, j'ai crevé ! Rien de grave, j'ai démonté ma roue, l'ai emmené à Decathlon, le type qui a pris ma roue à l'atelier m'a confirmé que lui-même venait de crever deux fois en un mois. Quelle galère si on ne peut plus rouler tranquille :-/

    D - Départ. Mon collègue est donc parti, avec beaucoup d'émotion de notre côté comme du sien. La vie est faite de départs et c'est toujours pour moi un déchirement.

    F - Famille. J'ai été très heureuse de revoir mon ex beau-frère et mon ex belle-soeur, la semaine dernière, à l'occasion d'une réunion de famille chez mon ex-mari. J'avais toujours eu de bonnes relations avec eux, et j'avais regretté de ne plus les voir après mon divorce. Les relations avec mon ex-mari s'étant améliorées ces dernières années, j'ai demandé si je pouvais assister à ce repas familial, et j'ai eu la bonne surprise d'être très bien reçue par mon ex belle-famille. La dernière fois que nous nous étions vu, c'était pour l'enterrement de mon ex belle-mère, et je trouvais dommage qu'on ne se revoit que lors des mauvaises occasions. Cette fois-ci, c'était une occasion plus sympa, le baptème de leur petit-fils, et comme j'ai expliqué à mon ex belle-soeur, autant se voir plutôt pour les bonnes occasions !

    F - Famille, bis. Je suis montée dans le Médoc, ce midi, voir ma soeur que je n'avais pas vue depuis fin décembre. Là encore j'ai été bien accueillie, et cela m'a fait plaisir.

    F - Famille, ter. Ma mère ressuscite, il faut le croire, tandis que mon père lui est de moins en moins en bonne forme. Pourtant ils s'obstinent l'un comme l'autre à dire que dès que mon père aura fait ses examens, ma mère rentrera chez eux. Mais mon père est sans arrêt en train de passer des examens médicaux....

    H - Horoscope. Mon horoscope m'annonçait, lundi dernier, une "rencontre coup de foudre". Comme ce n'est pas au boulot que ça risque d'arriver, c'est donc confiante et tout sourire que je me suis rendue à Décathlon, roue crevée à la main. Mais finalement non, point de rencontre coup de foudre. Ah, décidemment, ces horoscopes... ;-)

    J - Jogging. Eh bien je suis fière de l'avoir fait : ce matin je me suis levée à sept heures, et à sept heures quinze j'étais sur la piste cyclable à côté de chez moi, chaussures aux pieds, pour me mettre au jogging. J'ai alterné marche rapide et course, et ne m'en suis pas trop mal tirée. Pas de point de côté, pas de douleur à la cage thoracique, vessie et périnée ont tenu le coup, et je suis rentrée chez moi au bout d'une demie-heure, en petite foulée, toute contente de moi. Et faire du sport dans la fraîcheur du petit matin, c'est un vrai bonheur !

    J - Jours. Les jours raccourcissent déjà, hélas, je m'en aperçoit bien le matin, puisque je me lève de nouveau avant le soleil.

    P - Poste. J'avais postulé pour un poste dans un autre service, j'ai reçu une réponse négative, même pas personnalisée. Le logiciel de gestion des candidatures - on postule désormais en ligne aux annonces internes - permet aux DRH d'envoyer des réponses négatives, non motivées, sans autre forme de procès. J'ai aussi sec contacté ma GRH pour en savoir plus. Une réponse qui me dit que je n'ai pas les compétences requises, alors que mon CV montre le contraire, ça ne me plait pas. Mais pour le reste, si je suis contrariée de devoir rester dans mon service actuel, je ne le suis pas énormément de louper ce poste là, au vu de la mauvaise réputation du manager.

    W - Week-end. Ca y est, je m'y habitue bien, à ces week-ends de trois jours ! J'attaque par une séance de piscine le vendredi matin, et c'est une bonne façon de commencer :-) J'ai le temps d'aller voir ma mère, de me reposer, de faire du sport... et au boulot, c'est un vrai soulagement de ne plus travailler que quatre jours.


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  • Et pas des moindres. Je me suis accrochée avec mon cadet, ce soir, à propos d'un boulot qu'on lui propose, et qu'il refuse. Je me suis énervée, je l'ai vexée, bref, j'ai mauvaise conscience, et surtout peur d'avoir cassé quelque chose du lien si fort qui nous lie. Je me suis excusée, certes, mais j'aurais surtout mieux fait de me taire. En même temps, comme je le lui ai expliqué, il verra ça le jour où il aura lui-même des enfants, ce n'est pas facile de d'entendre certaines choses sans s'énerver.

    Bon bref, je vis avoir du mal à m'endormir ce soir, de dont je n'avais pas vraiment besoin étant donné les problèmes que j'ai déjà pour m'endormir, en raison du boucan du quartier, le soir.


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  • ... les crises d'angoisses. Tenaces, elles me bouffent des heures durant. Comme si de rien n'était, je continue à bosser, tant bien que mal, ce n'est pas facile de se concentrer sur le boulot quant le mal ronge, m'efforçant de ne rien laisser paraître, et pour l'instant j'y arrive pas trop mal, je doute que mon entourage s'aperçoive de quoi que ce soit.

    Fine observatrice, je me suis bien aperçue, moi, que le chef d'une autre équipe de l'informatique, qui bosse à quelques mêtres de moi dans le même open space, n'était plus très bien depuis quelques mois. C'est quelqu'un avec qui j'ai eu l'occasion de travailler, lors de mon premier passage au service informatique, il y a une dizaine d'années. C'est quelqu'un dont j'ai toujours admiré la différence, mélange de classe naturelle, de charme, de discrétion, d'amabilité, belle réussite sociale, belle réussite familiale... J'ai bien senti les lézardes, ces derniers mois. Quelque chose de subtil, une façon d'être à peine différente, un regard plus sombre, et de multiples coups de fil qui le faisaient sortir du bureau précipitamment. Pour autant personne ne se rendait compte de rien, je crois, puisque je n'ai jamais entendu qui que ce soit faire de commentaires ou poser de questions. Seul mon collègue Cyrille, aussi observateur que moi et, de plus, bossant juste à côté de lui, avait perçu lui aussi un changement, mais n'était au courant de rien, ce qui était assez étonnant car Cyrille sait toujours tout sur tous.

    Bref, il nous a envoyé un mail, à tous, ce midi, et est sorti aussitôt du bureau, comme on fuit. Un mail très émouvant pour nous dire qu'il quittait la société la semaine prochaine. Dans son mail, rien sur ce qu'il partait faire, mais un "merci merci merci" qui m'a bouleversé, et j'ai bien senti son émotion à travers les mots.

    Je l'ai croisé entre deux portes, dans l'après-midi, il s'est allé à quelques confidences - je crois qu'il m'a toujours considérée comme quelqu'un de confiance. Il part, il quitte la région, il fuit un divorce difficile. Cela m'a évoqué ma propre expérience, et je lui ai donc demandé de prendre bien soin de lui-même.

    Ce départ, surtout dans ces conditions, m'affecte particulièrement. Je suis attachée à tous mes collègues de l'informatique, que soient des collègues de mon service ou ceux d'un autre service car, au fil des années et des réorganisations régulières, nous avons tous un jour ou un autre eu l'occasion de travailler ensemble, et nous nous connaissons bien. Et, comme je l'ai dit, ses qualités naturelles font que c'est quelqu'un que nous avons toujours tous apprécié, ce qui n'est pas courant.

    Bref, cela a peut-être accentué la crise d'angoisse qui m'a taraudé toute l'après-midi, qui n'est d'ailleurs pas tout à fait terminée.

    Heureusement, ma psy, vue lundi, m'a appris qu'elle prenait ses vacances en septembre et non pas, comme la majorité des médecins, en août. Août est un grand désert médical, et c'est un soulagement de savoir qu'en cas d'urgence, je pourrais toujours me tourner vers ma psy. Je suis bien placée pour savoir à quel point les crises d'angoisse - qu'aucun traitement ne calme - peuvent être dangereuses pour moi, et à quel point l'été peut être meurtrier.

    Mais il fait beau, et bon, et je serre les dents.


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  • Que bien injustement, je ne mettais plus de photos d'Elle. Revoici La Chatte, et ses deux vibrisses blanches, car elle aussi vieillit...

    Il y avait longtemps

     


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