• C - Chauffage. Je m'étais bien habituée, ces deux derniers mois, à vivre à 24°. Le sol, chaud, était très agréable pour mes pieds, et les chattes en avaient vite compris l'intérêt elles aussi. D'accord, c'était un peu trop chaud pour dormir, bah j'entr'ouvrais la porte fenêtre et je dormais très bien. Vivre en petite tenue tout l'année, ça me va très bien. Pour moi, chez mes parents, puis quand j'étais mariée, et quand je me suis retrouvée seule, le chauffage a toujours été un luxe. Alors je l'avoue, parce que je ne sais pas trop combien de temps ça va durer, le chauffage collectif déréglé à la hausse, je savoure.

    C - Chauffage, bis. Bah voilà, la chaufferie qui alimente en chauffage et en eau chaude tout le quartier, est tombée en panne. Une grosse fuite quelque part. En attendant de réparer la fuite, une dérivation a été faite pour remettre l'eau chaude, dont nous avons été privé quelques heures, mais nous sommes sans chauffage depuis samedi, et la température baisse régulièrement mais sûrement. Plus que 18° cet après-midi :-( j'ai rajouté une veste sur moi, un plaid sur mes genoux, et j'ai rajouté une couverture pour cette nuit. La température extérieure n'arrange rien ! Mais c'est une péripétie. Ceci dit, je suis tout à fait consciente qu'un jour où l'autre, la chaufferie pourrait avoir besoin de réparations importantes, qui pèseraient dans les charges. 

    G - Géothermie. L'eau chaude, celle des robinets et celle du chauffage par le sol, est issue d'une source chaude, située sous notre quartier, à mille mètres sous terre. Super, non ? il faut quand même la chauffer un peu, d'où la chaufferie qui la réchauffe, au gaz. Ca, c'est également mon inquiétude : si le prix du gaz s'envole, nos charges le feront également. Mais j'ai acheté en connaissance de cause.

    H - Hiver. Températures hivernales depuis ce Week-end, et pas de soleil pour réchauffer l'air ! Même les chattes ne veulent plus sortir sur le balcon, c'est à peine si elles pointent le bout de leur nez dehors, histoire de savoir s'il fait toujours aussi froid. L'hiver est là, j'aurai volontiers un épisode neigeux, mais avec une bonne grosse neige, qui paralyse tout et oblige à rester chez soi :-) Je me souviens de quelques chutes de neige, notamment dans les années 90, il avait neigé plusieurs jours d'affilée, c'était joli. Mais passé le premier jour, j'avais quand même été travaillé, pas possible de prendre une semaine de congés. 

    P - Panne. Je suis toutefois restée chez moi aujourd'hui. Ma voiture n'a pas voulu démarrer ce matin. Finalement, il ne s'agissait pas d'un problème de batterie, comme je le pensais, mais un problème de je ne sais pas quoi au niveau du carburateur qui n'a pas apprécié l'humidité et le froid. Le dépanneur, très gentil, m'a conseillé d'aller mettre un peu de sans plomb 98 (je mets habituellement du sans plomb 95), et de faire le tour de la rocade en poussant un peu les rapports. La rocade étant parsemée de radars, je suis allée faire un tour sur l'autoroute. J'espère que ça aura un peu décrassée mon moteur, et je vais avancer la révision initialement prévue ce printemps. J'ai apprécié cette pause, imprévue, et donc sans impératif, à part un rendez-vous de dernière minute pour mon fils cadet, dont je reparlerai peut-être.

    R - Régressif. Froid dehors, moins chaud dedans… je me suis laissée aller, ce soir, à un petit plaisir régressif : un bol de chocolat chaud, avec des tartines de pain grillées, tartinées de beurre salé. C'est quelque chose que je ne m'accorde que par temps de grand froid, la soupe, ou  la soupe c'est bien, mais le chocolat chaud, du Van Houten, dans un grand bol de lait concentré… et puis le pain grillé, qui refroidit en crissant doucement, et le beurre salé dans le chocolat chaud… Le chocolat chaud, ce n'est pas le matin, le matin c'est le thé, plus chic pour une journée qui commence, costume cravate, le chocolat chaud c'est le soir, un plaid sur les genoux, et un chat jamais très loin... 


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  • Il y a ceux avec lesquels j'ai bossé, ceux avec lesquels j'ai bossé précédemment, ceux avec lesquels j'ai bossé auparavant, ceux avec lesquels je pourrais bien bosser un jour, ceux avec lesquels je n'ai jamais bossé et je ne bosserai jamais mais avec qui je déjeune régulièrement, il y a celui avec je ne bosse pas mais qui est le nouveau mari de ma copine Chloé. Il y a ma chef. Il y a le chef de ma chef, qui bosse à côté de moi. Il y a la chef qui n'est pas ma chef mais pourrait le devenir un jour. Il y a ces deux là à qui je ne disais pas bonjour parce que je ne les connaissais pas et puis à qui je dis bonjour maintenant qu'ils font partie d'un groupe avec qui je déjeune de temps à temps. Il y a celui que je n'aime pas mais à qui je dis bonjour parce que c'est un copain à mon ancienne chef à qui je dis encore bonjour.

    Il y a ceux à qui je dis juste bonjour, il y a ceux à qui je demande de leurs nouvelles. Il y a celui qui, ému, m'a montré hier matin les photos de sa première petite-fille née dans la nuit. Il y a Chloé avec qui je papote toujours un peu. Il y a Cléante, avec qui je plaisante tous les jours sur la couleur de sa chemise, immuablement bleue, mais attention, bleue à petits carreaux, bleue à petites fleurs, bleue claire à rayures bleues foncées… Il y a Corentin qui avait toujours un petit chat à me montrer sur instagram et à qui je fais maintenant un bonjour rapide. Il y a celui dont je n'ai jamais trop compris ce qu'il fait comme boulot, mais qui me passe régulièrement des romans graphiques ou des BD. Il y a celui qui a la photo de sa Harley sur son écran, avec qui j'échange des bouquins, plutôt SF, et sur le bureau duquel il y avait, cette semaine, un livre d'Alexandre Jolien. Du coup on a parlé de Matthieu Ricard. Il y a celle qui dit jamais bonjour à personne, mais qui pourrait bien devenir ma chef, ce qui me plairait moyennement, mais qui est mariée avec un type avec qui j'aimerai bien bosser dans l'avenir, alors je lui dit bonjour à elle aussi...

    Le bonjour du matin, amical, diplomatique ou littéraire. Le bonjour du matin à une quarantaine de personnes, le bonjour du matin dans un open-space...


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  • Je bosse dans l'informatique, c'est pas facile tous les jours,  on le sait tous, ça marche jamais et on n'y comprend rien. Dans mon nouveau boulot, je dois valider des demandes de modifications sur le système informatique de la Big Bank, et ça ressemble à ceci : 
     

    "Effectuer sur le master node s00vl9985844 du cluster un hdfs dfs -ls en etant rio-prd. Vous constaterez les jar en version 1.8.18"

     Ou encore : 

    "nous avons besoin de relancer le moteur CRIMRSK, Chaine PFRCJ8 en production à J+5 après midi"

     Et parfois c'est pire… c'est en anglais…

    "Demote package ETC0000754 and run with previous baseline version. No JCL modification."

    Français ou anglais, c'est pareil pour moi : c'est du chinois.

    Mais je progresse, je progresse. Un jour, je finirai bien par comprendre ce que je fais ! (j'ai de l'ambition !)

     

     

    (pssst : faut pas le dire, mais la semaine dernière, il y a quelqu'un qui a lancé une mauvaise commande, et qui a planté TOUT le système informatique de la Big Bank. Je dois pas être la seule à ne pas comprendre ce que "No JCL modification" veut dire !)


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  • Elle m'a gonflé, mais elle m'a gonflé, la Tatie Nicolette, ce midi.

    "Alors je t'appelle, c'est simple, il faut que tu récupères le livret de famille de mes parents, il est dans le secrétaire de tes parents, parce que j'ai appelé la mairie, et pour récupérer la concession familiale il me faut ce livret, et dans ce secrétaire il y a aussi une lettre de mon arrière grand'mère, je veux absolument la récupérer, et puis, écoute, il y a de vieilles lettres de mon père que ta mère a toujours mal interprétées, et d'autres choses pas bien, il faut que tu jettes tout ça… Et au fait, tu fais quoi du reste ?"

    La lettre de l'arrière grand'mère, je ne savais même pas qu'elle existait, pas plus que le livret de famille de mes grands parents du reste. Visiblement, ma tante connait mieux le contenu du secrétaire de mes parents que moi. Et même visiblement bien mieux, parce que les vieilles lettres de mon grand'père, je l'ai ai trouvées l'autre jour avec ma sœur tout à fait par hasard dans un tiroir secret.

    Quand au "Et tu fais quoi du reste", auquel j'ai systématiquement droit à chaque conversation, il s'agit de toutes les affaires de mes parents, meubles, vaisselle, bibelots, dans lesquelles elle aimerait pouvoir se servir.

    Je pense qu'elle va vraiment en hériter, du foutu couteau à découper en corne de cerf de ses parents, et je vais me faire le plaisir de l'entourer d'un magnifique nœud fait dans un bout du tissu de la robe d'un de ses mariages qu'elle voudrait bien oublier - oui ma mère gardait tout y compris les chutes de tissu - et oui Tatie Nicolette a quelques fantômes dans ses placards.

    Par égard pour toi, Lecteur au cœur sensible, je t'ai évité certains détails concernant le caveau familial mais je ne veux te priver de ce savoureux "ah oui il faut que tu demandes à ta mère si elle veut y être enterrée". Car oui, tu t'imagines bien que je vais m'en aller demander à ma mère, qui compte les morts chaque jour à l'Ehpad, "Dis moi Maman, tu préfères quoi, un caveau ou une urne ?" J'ai beau avoir des rapports distants avec mes parents, il y a quand même des limites. 

    Non, je ne peux pas envoyer balader Tatie Nicolette, je ne vais pas gérer, en ce moment, une brouille familiale, j'ai déjà bien assez de choses sur les bras. Mais je pense qu'un ou l'autre, ça viendra. En attendant, Dieu merci elle habite à 200 bornes d'ici. 

     


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  • Mes parents étant encore vivants, ou toujours vivants, ou pas encore morts, comme on voudra, la liquidation du contenu de leur appartement est moins dramatique qu'une liquidation post-mortem. De fait, avec ma sœur la semaine dernière, après quelques minutes de flottement, nous avons fini par plaisanter en retrouvant quelques objets oubliés, ou en imaginant la tête de la plus jeune de mes tantes - celle qui voulait mettre son nez dans nos affaires, ou plutôt celles de mes parents - si on lui offrait, en guise de souvenir, l'objet le plus laid que nous aurions trouvé - et les goûts de nos parents n'étant pas les nôtres, ce n'est pas ça qui manque… 

    Car on croit les connaître tous, ces objets dont certains étaient là avant nous, mais finalement on en avait oublié certains, et en ouvrant les tiroirs ou les placards, on redécouvre pelle à tarte, timbale de baptème, couteau à découper au manche en vraie corne de cerf de la Forêt Noire, témoignage domestique et familial de l'Histoire de France version occupation de l'Allemagne vaincue après la Deuxième guerre mondiale. "Ach so foilà de quoi técouper le Gross poulet rôti du dimanche"...

     Fou rire avec mon frère, cet après-midi - je n'en finis pas de faire des allers et retours entre chez moi et l'appartement de mes parents - en découvrant une vieille pince à sucre qui avait fasciné notre enfance "Et voilà l'authentique pince à énucléer du Docteur Petiot !"

    J'en ris encore yes


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