• J'ai fini ma provision d'Earl Grey Betjman & Barton, achevé les dernières miettes de feuilles du dernier pot de Mariage Frères, et je garde la dernière cuillerée du Pecan Pie de chez Dammann  pour fêter le déconfinement. J'en suis réduite à boire du Lipton, et en sachets, que j'achète en supermarché. Je te le dis, ce confinement provoque bien des drames domestiques. 


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  • La chilienne de l'entrée d'à côté qui chante à tue-tête - et faux - depuis ce matin, le mec de la tour d'en face qui a fait la fiesta jusque tard hier soir, et je suppose que ses voisins ont dû se plaindre, quelques minutes après l'arrêt de la musique c'était les rugissements d'un moteur, sur place, genre vous m'avez obligé à éteindre ma musique bah maintenant je vous emmerde comme je peux. Probablement la même voiture qui a enchaîné les tours de quartier à pleine vitesse, une bonne partie de la nuit. Je suppose que ma voisine du dessous avait bu, hier soir, au vu de sa façon de chanter du France Gall, et oui ça traverse les murs. Quand aux djeuns, ils ont investi l'aire de jeu en face de chez moi, fort opportunément dissimulés par la haie. Le quartier décompresse, et déconfine, comme il peut. Je me déconfine aussi, j'ai recommencé à aller marcher une à deux fois par jour, une heure, avec attestation et dans un rayon d'un kilomètre, parce que rester assise à longueur de journée, ça devenait pénible. Moins on en fait, moins on a envie d'en faire, je n'ai pas fait de yoga de la semaine, il faut que je me reprenne en main. 

    J'ai repris le boulot cette semaine, contente de retrouver mes collègues, j'en ai profité pour envoyer quelques mails à d'autres collègues pour prendre de leurs nouvelles. Tout le monde dit aller bien, mais être confiné dans une maison avec jardin dans un quartier résidentiel, c'est pas pareil qu'être confinée dans un immeuble en banlieue pauvre. Note pour le prochain confinement : être ailleurs.


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  • La lune montante


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  • A - Angoisses. Quand je vois le nombre de personnes autour de moi qui me disent être angoissées, ou stressées, je n'en reviens pas. Une amie me disait avant hier que son conjoint souffre de crises d'angoisse lui aussi, ce qui m'a bien étonnée. On touche du doigt nos limites, en ce moment. Quand je vois comment je ne suis pas bien par moment, je me dis que je n'aurais jamais résisté, lors de la deuxième guerre mondiale par exemple, j'aurais terminée complètement folle. Il faudra que j'en parle à ma tante, pour savoir comment elle a vécu ça. 

    B - Bruit. Le quartier est étrangement calme, la nuit en particulier, du coup je dors mieux. Le jour, c'est une autre histoire, avec les voisines du dessus, mais depuis hier il y a moins de bruit chez elles, pourvu que ça dure.

    E - Ennui. Mais qu'est-ce que je m'emmerde !  

    N - Neige. De façon très inattendue, il a neigé lundi dernier ! Un temps presque printanier la veille, et voilà que je me suis levée lundi matin et qu'il neigeait ! De beaux gros flocons, et j'ai profité du spectacle toute la matinée. Hélas cela n'a pas duré, et il faisait trop doux pour que ça tienne, mais j'étais bien contente d'avoir vu la neige une fois cette année ! 

    P - Pollution. Pas de doute, l'air sent meilleur, et il est moins sale aussi. Ca fait du bien ! 

    P - Printemps. Parce que le printemps est bel et bien là. Il faisait une vingtaine de degré dehors cet après-midi - sauf qu'il n'était pas question d'en profiter, je respecte au mieux le confinement et ne sors plus que très rarement. Au point que, quand je sors j'ai la tête qui tourne immédiatement ! Mais je vis avec les fenêtres grandes ouvertes, et c'est tout de même agréable. Pas de fleurs sur mon balcon pour l'instant, on verra quand on sortira de ce fichu confinement ! 

    P - Poids. Tout le monde se lance dans la cuisine, ou la pâtisserie. Moi aussi du reste, j'ai ressorti mes livres de cuisine, et je profite des soirs où mon cadet vient dîner (il est seul, moi aussi, nous maintenons donc nos rendez-vous habituels) pour faire de nouvelles expériences culinaires. Malgré tout je ne grossis pas, et j'ai même perdu du poids, la faute au stress qui me rend malade :-/

    V - Vivement. Vivement que ça se termine. Je suis parfois dans des états de stress et de nervosité pénibles à vivre. Rester assise toute la journée, ça ne me convient vraiment pas. En sortir, comment, et avec une économie dans quelle état ? Si au moins on pouvait espérer que gouvernements et populations en auront tiré les leçons indispensables, mais non, j'imagine que la majorité des gens vont se précipiter dans les magasins, à peine le déconfinement annoncé. Quelles leçons, vais-je en tirer, moi ? 

    Y - Yoga. Eh bien vraiment, je ne regrette pas de m'y être mise, parce qu'en ce moment, c'est bien la seule chose que je peux encore faire, alors je ne m'en prive pas. Je trouve des séances très bien faites sur YouTube, ça me fait du bien et ça fait passer le temps ! 

     

     


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  • A 21 h 30 hier soir, je suis montée sonner chez la voisine du dessus. La gamine qui fait le kangourou tous les soirs, passe encore, elle n'a que trois ans et en cette période de confinement je comprends tout à fait. Mais la musique arabe à fond, c'est plus que je ne peux supporter. Quand la voisine a ouvert la porte j'ai découvert qu'elle n'a pas seulement sa fille, mais aussi deux autres gamines. Et en fait je ne sais pas trop combien d'adultes elles sont en ce moment. Si j'ai bien compris, elle a de la famille qui était là en vacances et se retrouve bloquée chez elle à cause du confinement. Bon, peut-être, ça ne m'explique pas pourquoi il a maintenant trois noms sur la boîte à lettres. En attendant, pour trois petites filles en bas âge, elles ne font pas tant de bruit que ça, elles sont même étrangement silencieuses le matin. Et l'avantage des enfants, c'est qu'ils se couchent tôt le soir. Sauf hier soir, mais la voisine a immédiatement arrêté la musique, ouf.

    Parce que j'ai de plus en plus de mal à supporter le bruit, la musique en particulier, je préfère encore les bruits d'engueulades ou de tournevis, qui durent souvent moins longtemps. Et finalement je découvre que ce n'est pas la solitude qui me dérange le plus, mais au contraire la vie en collectivité.

    Je n'ai pas les moyens d'acheter une maison individuelle, même au fin fond de la campagne girondine. Et la campagne landaise elle-même va bientôt être hors de ma portée. So, what ? Il faut que j'étudie les options possibles, de la plus fantaisiste (jouer au loto) à la plus pragmatique (me renseigner sur les casques anti-bruit connectables à la télé, et sur les bouchons d'oreille faits sur mesure par un audio-prothésiste). Il me reste peu ou prou sept ans d'ici la retraite, c'est à la fois long et court, ça me donne un peu de temps pour réfléchir au mode de vie que je veux avoir ensuite. Le confinement me prouve que je peux faire du yoga chez moi, que la salle de sport est remplaçable par une ou deux machines, et que j'ai besoin d'avoir, à proximité immédiate, des commerces pour me sentir rassurée. De toute façon, la crise que nous vivons va forcément avoir des conséquences, plus ou moins attendues, plus ou moins longues. Il est donc difficile de faire des projets, mais je peux au moins réfléchir à plusieurs options. Pourquoi ne pas vendre mon appartement, placer l'argent, et partir en location dans une maison ? Ou, quand je serais (un peu beaucoup) plus âgée, m'installer dans une résidence séniors où je serais certaine de ne pas être emmerdée par les voisins ? En tout ça, je réfléchis, je réfléchis, en ce moment, j'ai tout mon temps. Et en attendant, j'ai acheté des boules Quiès.


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