• Foule sur les Champs Elysées quais, rien de plus normal. Quelques manteaux, mais surtout beaucoup de débardeurs, et, déjà quelques jambes et bras nus. La bordelaise se découvre vite et n'hésite pas à exhiber une blancheur qui rappelle que nous ne sommes qu'en mars. Beaucoup de bruit aussi, entre les guitares sur les pelouses et les attractions de la foire aux plaisirs sur les Quinconces proches. Le bruit des rollers aussi, le glissement des vélos, et puis aussi toutes les conversations de ces gens qui vont à deux, à trois, en famille ou entre amis...
    Juppé a gagné son pari, ces quais autrefois industrieux, puis désertés, fourmillent aujourd'hui d'une vie retrouvée, toutes les générations s'y rassemblent pour une splendide et longue ballade, entre façades historiques éclatantes de soleil et Garonne boueuse et puissante.

    Je tourne le guidon et repars, soleil en face.

    La Converse est encore à la mode ce printemps.
    Ma selle a atteint un tel degré d'usure que j'en ai mal aux fesses.
    J'ai un coup de soleil sur la figure.
    Journée de m.....


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  • Le linge sèche dehors, le vélo n'attend plus que moi, ce midi je prendrais mon café sur la terrasse en plein soleil...


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  • Je tiens à relayer l'information trouvée sur le blog de Miss Rainette que vous trouverez ici :

    http://missrainette.typepad.fr/benedicte/

    et je vous invite, comme moi, à transmettre l'info et vous prendre en photo avec une écharpe bleue ou un foulard bleu, par solidarité avec toutes les femmes du monde !


    Et n'oubliez pas que les droits de la femme ne se limitent pas à la liberté de ne pas porter une burqa. Les droits de la femme, ils se conquièrent et se reconquièrent chaque jour, y compris dans nos sociétés occidentales. Parce que trop de femmes se font traiter de salope ou de sale pute quand les mecs se font juste traiter de pauvre connard... Parce que trop de femmes se font encore taper dessus, violer, exciser, même chez nous, parce que le travail à temps partiel concerne plus les femmes que les hommes, alors même qu'une femme à temps partiel est plus productive et moins souvent absente qu'un salarié à temps complet (mais qui le sait ?), parce que les plannings familiaux voient encore arriver trop de femmes désemparées...

    Sur cette photo je porte un foulard ayant appartenu à ma grand'mère. Sept grossesses, deux bébés morts en bas âge, pas de salaires alors que ses journées, sans le confort dont nous bénéficions aujourd'hui (eau, électricité, chauffage central, et bien sûr, appareils électro-ménagers adaptés à chaque tâche !), devaient être épuisantes... Je travaille, mon salaire est viré sur mon propre compte bancaire, je sors quand je veux et je m'habille comme je veux... toutefois j'ai toujours peur de sortir le soir, depuis une agression survenue dans mon enfance, et le midi au restaurant d'entreprise je dois supporter les supputations de mes collègues masculins sur les mensurations des filles qui nous entourent... Je n'aurais pas aimé être un mec, je trouve qu'être une femme est bien plus intéressant, mais je trouve inadmissible ce sentiment d'infériorité trop souvent éprouvé au court de ma vie...


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  • Je n'ai toujours pas les résultats des examens du 1er semestre, passés en janvier. Les profs de la fac ont voté la rétention des notes. Ils les communiquent (parait-il) aux élèves présents en cours, et la prof de latin qui assure remarquablement bien le tutorat dans cette matière nous a en effet gentiment communiqué les siennes. Moyennant quoi, je sais au moins que je me suis plantée en latin. Vu le retard que j'ai accumulé en latin, et le temps qu'il me faut pour lire les oeuvres au programme de littérature et faire les disserts et commentaires, je préfère me consacrer à la littérature, puisqu'au départ c'est quand même pour cela que je me suis réinscrite en fac. Donc exit le latin, exit aussi la grammaire syntaxique, sans remords. Il est clair maintenant que je n'irai pas au-delà de cette première année de fac, mais ce n'est pas si grave. Ca m'a réappris à lire les oeuvres autrement, et il y a pas mal d'endroits sur le net où on peut échanger entre lecteurs de façon intéressante. D'ailleurs, quels sont les profs de lettres qui discutent avec leurs élèves à propos du dernier Goncourt ? Je n'en n'ai jamais rencontré...

    Cette décision prise, j'ai moins de scrupules (et plus de plaisir) à reprendre des activités "normales", lectures, ballades, ciné. Au programme du week-end il y avait donc Doute, avec une Meryl Steep au sommet de son art, La Main Droite du Diable, polar de Ken Bruen, un auteur irlandais bien sympathique, une sortie entre filles samedi soir et une ballade hier après-midi.
    Vous savez quoi ? depuis que les restaurants et les boîtes sont non-fumeurs, plus besoin de prendre une douche illico en rentrant ! c'est bien agréable de se coucher sans avoir l'odeur de la cigarette dans les cheveux toute la nuit !
    Même si je ne bois pas, j'apprécie de me ballader le lendemain près de l'océan (un décrassage des oreilles en quelque sorte, le bruit de l'océan est reposant après les décibels d'une soirée passée à danser !). Hier si le soleil n'était pas tout à fait au rendez-vous, il faisait doux et, dans les dunes de la presqu'île du Cap-Ferret, cela sentait bon le mimosa et les immortelles... les immortelles sont les petites fleurs jaunes pâle qui poussent dans les dunes. Bizarrement, elles ne sont pas du tout fleuries en ce moment, seuls les pieds, gris, au ras du sol, couvrent les dunes, et cependant le parfum était bien là hier après-midi. Peut-être que le parfum ne vient pas seulement de la fleur ? Il faudra que je me renseigne !
    Quoiqu'il en soit, l'hiver est bien terminé, il suffit de sentir la douceur de l'air pour s'en persuader !

    Bonne semaine !


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  • Mieux que la powerplate, le vélo dans les bois. D'abord parce qu'on y est au grand air, que ça sent bon les arbres et l'humus, qu'on est relativement tranquille les jours où il ne fait pas trop beau, et aussi parce que c'est bien plus sportif qu'on ne pourrait l'imaginer !

    D'abord, un petit échauffement : le chemin

     

    Le chemin, ça parait cool... du moins tant qu'on n'est pas en train de rouler dessus. Car il s'avère que le chemin est fait de cailloux, de galets, le tout lié par une terre bien dure... Ergo rouler dessus à vive allure se tranforme vite en séance de powerplate en plein air, en bien moins cher et en beaucoup plus drôle. Il faut avoir pris soin d'arrimer solidement le panier du vélo et ne pas y avoir mis de choses trop légères sous peine de les voir s'envoler... Y a-t-il un seul endroit du corps qui ne vibre pas ?

    Ensuite, on passe aux choses sérieuses : le sand-bike. Bon, j'invente (ou pas ?) le nom, de toute façon on comprend vite.

    Car dans le même bois (un immense et ancien bois à qq kilomètres de chez moi, paradis des joggeurs, des vélos et des chevaux) il y a aussi des coins bien plus sablonneux :

    Dans Le Salaire de la Peur, Charles Vanel explique à Belmondo qu'il faut faire gaffe aux pistes de sable, transformées en tôle ondulée sous l'effet du vent. A mon avis, cette histoire de tôle ondulée, c'est peut-être bien plus une question de structure molléculaire du sable, parce que par ici, c'est pas vraiment ça niveau dunes, or l'effet ondulé... ouais, ça le fait bien aussi.  Donc le sable ça donne deux possibilités : soit il est assez dur pour rouler dessus sans problème, mais on a l'effet tôle ondulée et une nouvelle séance de powerplate, soit il est mou. Or là, vous constatez vite que s'il y a deux choses sacrément incompatibles, c'est le vélo et le sable mou. On essaie donc de rouler le plus près du bord du chemin possible et là, il y a tout qui travaille : les yeux et le cerveau qui essayent de trouver ensemble la meilleure trajectoire possible, les bras pour tenir ferme le guidon qui se barre dans tous les sens, et les jambes qui essayent d'arracher les roues à ce putain de sable, tout en restant sur les pédales (mettre pied à terre pour se sortir du sable c'est la loose !) et en essayant de conserver son équilibre ! Deux possibilités ? Ben non. En fait il y a aussi les endroits où ça roule peinard (c'est à dire juste l'effet powerplate) et tout d'un coup, paf, la petite plaque de sable bien molle qu'on avait pas vue et le vélo chasse tout d'un coup... Mais quand même... une après-midi comme ça, c'est bien plus marrant qu'une journée au boulot devant un écran d'ordinateur...  Quand au sable, mou ou dur, il a un avantage : les familles en poussette ne s'y aventurent pas !


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