• Ainsi va la vie

    L'avant veille de mon départ pour le Costa Rica, il y avait un enterrement dans ma famille. Le mari d'une de mes cousines, brutalement emporté, en qq semaines, par un cancer. Un homme qui parlait peu, cachant de grandes qualités humaines. Pour l'occasion, ma cousine m'a demandé de lire plusieurs textes, lors de la cérémonie religieuse. Quand j'étais enfant, je le faisais pour les mariages, pour les baptêmes, parce que je lis bien, à voix haute. Les années ont passées, c'est désormais pour les enterrements, c'est  beaucoup moins sympa. En fait, c'est même très difficile, vu mon émotivité, j'ai peur de perdre le contrôle de moi-même au moment de la lecture, de me mettre à pleurer, alors que ce moment est important pour ceux qui me demandent de lire. J'apréhende le jour où il faudra que je le fasse pour des gens qui me seront très proches, je ne tiendrai pas le coup.

    Ainsi va la vie, les enterrements sont désormais l'occasion de retrouvailles familiales, qui font que ces moments sont mitigés, entre tristesse d'avoir perdu un proche, et plaisir de retrouver des oncles, des cousins, perdus de vue depuis des années. Il est vrai qu'on ne devrait pas attendre  ce genre d'occasion pour se voir.

    Et puis, parce que c'est ainsi, je me suis retrouvée face à face avec mon tout premier petit ami. Trente ans. A dire, comme cela, à compter en années, cela semble une éternité, alors que dans les souvenirs, ce n'est pas si lointain. En apparence, nous n'avons pas beaucoup changé. En apparence, seulement.


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