• Abécédaire, il y avait longtemps

    Et qui commence malheureusement par le A...

    ... des crises d'angoisses. Désormais quotidiennes. Quand je travaille, c'est toutes les fins de journée, et le week-end, dès que je mets le pied par terre le matin. Je fais avec. Contrairement à d'autres personnes, je ne me retrouve pas prostrée et repliée sur moi-même, mais je me retrouve au contraire survoltée, fébrile et agitée. Voyons le "bon côté" de la chose : hier matin comme en plus je me suis réveillée tôt, eh bien j'ai été très efficace côté ménage de l'appartement ! J'aimerai bien que dans la semaine, cette agitation me pousse dans une salle de sport ! hélas, il n'en n'est rien.

    A - Appartement. Mail laconique de l'agence immobilière qui s'occupe de la gestion de mon appartement pour m'informer que ma propriétaire leur retire, justement, la gestion de l'appartement. Bon, j'espère que je ne vais pas avoir une embrouille administrative de ce côté là. Je leur ai répondu en leur  demandant de me communiquer les coordonnées de la propriétaire (parce que je voudrais bien savoir comment elle compte que je paie le loyer, puisque l'agence arrête  les prélèvements), ils ne m'ont pas répondu. Je vais les appeler demain. Du coup, je regarde les annonces de location. Justement, cette semaine, j'ai visité un appartement, en plein Pessac centre (mon rêve). Hélas, j'ai mal défendu mon dossier et je n'ai pas été retenue. Du coup, je me suis décidée à remplir le dossier de demande de logement social qui traîne dans mes affaires depuis mon retour de Pau. Partir en logement social, c'est une décision très difficile à accepter pour moi, toutefois il y a des avantages : pas de frais d'agence, des loyers plus avantageux que mon loyer actuel, pour des appartements souvent plus grands. De toute façon, les délais d'attente étant ce qu'ils sont, je vais encore profiter de ma terrasse un certain temps !

    C - Colocation. Un copain m'a proposé de "co-louer" avec lui. Une bonne solution financière, qui résoudrait aussi mon problème d'angoisses liées à la solitude. Mais je ne me leurre pas : c'est une "vraie fausse" bonne solution. Il faut que j'apprenne à accepter le fait que je vis seule.

    C - Copain. On va l'appeler Adalbert. C'est un prestataire qui a bossé dans un des services de la direction informatique, quand j'y bossais moi aussi. Il me plaisait bien, j'avait tenté une approche discrète. Tellement discrète qu'il m'avait demandé... le prénom de la copine avec qui je déjeunais régulièrement le  midi. J'avais failli lui répondre "et moi, je suis la femme invisible ?". J'avais fait une croix dessus, et finalementt on est devenus copains. Au moment du plan social de l'été dernier, l'entreprise qui m'emploie a arrêté les contrats avec les prestataires, ce qui a eu pour conséquence son licenciement immédiat par l'entreprise prestataire qui l'employait :-(  il est au chômage depuis, et galère pas mal. On est resté en contact. Le week-end dernier, il m'a invité à dîner, on a commencé la soirée par un tour dans un bar à vin à côté de chez lui (il est amateur de bon vin), et la soirée s'est révélée bien arrosée. J'ai aussi bénéficié de la fumée des joints qu'il fumait, total je suis rentrée chez moi à deux heures du matin avec un taux d'alcoolémie que je n'ose même pas imaginer, et trèèèèès détendue... heureusement il n'habite qu'à cinq kms de chez moi, mais je ne faisais pas la fière, moi qui fais la guerre à mes fils côté alcool et fumette. Ceci dit, je l'avoue franchement : cette soirée m'a fait bcp de bien. Par contre, le lendemain, j'étais un peu moins bien (mais je n'ai pas eu de crises d'angoisse, la gueule de bois ayant pris le pas). C'est donc Adalbert qui m'a proposé cette histoire de coloc. C'est vrai que c'est tentant, il est cultivé, il s'y connait en musiques électroniques, en bon vin et en plus il cuisine pas trop mal (et surtout, mieux que moi).

    C - Cuisine. Après mon divorce, j'ai fait un gros blocage, et puis les appartements dans lesquels j'ai vécu ne s'y prêtaient pas, total j'étais devenue incapable de cuisiner. L'envie me revient, ce qui me permet de lancer des invitations à dîner chez moi, j'aime bien ça. C'est un gros progrès, cette envie de cuisiner qui revient. Et puis j'ai bien retenu l'adresse du caviste (en l'occurence, de la caviste puisque c'est une jeune femme qui la tient) que m'a donné Adalbert. Donc, hier soir, j'ai servi à ma soeur et mon beau-frère un très bon vin argentin, un peu cher mais vraiment excellent. Parce que les bordeaux, moi, j'en ai un peu marre, il faut arrêter de penser qu'on est les seuls à faire de bons vins.

     

    M - Marché. J'y vais toujours. Je fais du charme, avec beaucoup de constance, au marchand d'olives, sans succès mais ça m'amuse. A défaut d'être sensible à mon charme, le marchand est sensible à ma fidélité, et me fait maintenant régulièrement une petite ristourne de quelques centimes sur le prix des olives que je lui achète. Le marchand/cuisinier sénégalais est revenu, après plusieurs semaines d'absence. Il m'a expliqué qu'il a eu un accident de voiture, et avait en effet une très mauvaise mine. J'ai eu de la peine pour lui, travailler en plein air c'est déjà assez difficile, être à son compte aussi, alors lorsqu'en plus on a des problèmes de santé, ça doit vraiment être dur. J'ai toujours pensé qu'être salarié en entreprise, même si ce n'est pas toujours drôle, ça a tout de même des avantages.

    M - Moral. Je me bats. La déprime est là, parce que vivre seule m'est difficile affectivement. Mais il faut que je m'y fasse, et que j'aille de l'avant. J'ai regardé l'emission "j'ai décidé d'être heureux" avec beaucoup de circonspection mais d'intérêt aussi, et la réaction récente à mon mal être, d'une personne de mon entourage que je croyais être une amie, a provoqué en moi une importante remise en question ces derniers jours (la fameuse "crise de Moi"). Toutefois, j'essaie de rester positive, je voudrais bien me sortir de cette fichue déprime, et  ne plus avoir de crises d'angoisses.

    P - Pluie. Il y avait longtemps que je n'avais pas vu un hiver aussi pluvieux. Si l'an passé je n'avais sorti mon parapluie que deux fois, cette année c'est tous les jours ou presque. En bas de chez moi, le ruisseau du Serpent est à un niveau que je n'avais jamais vu, et les terrains alentours sont bien imbibés d'eau. Je ne m'en plains pas : j'aime bien quand les saisons sont marquées et la pluie n'est pas ce que je déteste le plus. Le vent me gêne bien davantage, le froid aussi, or en Aquitaine la pluie est souvent synonyme de douceur venue de l'ouest.

    R - Rando. Le problème, c'est qu'avec ce temps particulièrement pluvieux, il n'y a pas de randonnées de prévues, et que je ne peux pas faire de  vélo non plus, et ça, ça me manque.

    S - Soeur. Des retrouvailles qui me font bien plaisir, et le plus important, c'est que c'est réciproque !


  • Commentaires

    1
    Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
    Jeudi 14 Février 2013 à 21:24
    Pas de crises d'angoisse depuis le début de la semaine ! par contre, grosse, très grosse fatigue. Depuis la fin décembre, j'ai accumulé bcp de tension nerveuse, eu bcp de hauts et de bas, j'ai beaucoup lutté également contre la déprime, les angoisses, et aussi pour chasser de mon esprit certaines pensées (le cousin Germain). Le stress de ces derniers jours (l'attente de la réponse pour le poste à l'informatique) n'a rien arrangé. J'espère dormir ce week-end, et m'aérer aussi, et me dépenser sur mon vélo, puisque la météo annonce un grand beau temps. L'occasion de faire des photos dans Bordeaux !
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