• Abécédaire, 33ème

    A - Araignée. Je voudrais bien comprendre comment, dans une résidence neuve, et au second étage, il peut y avoir des araignées. Je me réjouissais de l'hiver, en espérant que les jours très froids aient tués un maximum de ces bestioles. Hélas, je viens d'en trouver une (venue d'où ?), certes petite, mais une araignée néanmoins, en train de marcher sur le carrelage du salon. C'est un détail, mais pour moi qui en aie une véritable phobie, c'est un détail qui compte.

    A - Argent. Mon mari, au fait de mes difficultés financières, a décidé de ne pas me faire payer la pension alimentaire que je verse  pour mon fils cadet, au moins pendant plusieurs mois. Cela me gêne car du coup, je ne participe pas aux frais pour mon fils (je continue néanmoins à payer son internet, son forfait de téléphone portable, et je lui donne de l'argent de poche), mais cela va me permettre, du moins je l'espère, de limiter mon découvert mensuel.

    C - Cloclo. Etonnant, non ? Contre toute attente, j'irais probablement voir le film qui sort mercredi prochain. Je n'ai pas aimé Claude François, lorsque j'étais ado, j'avais du mal à comprendre l'engouement qu'il suscitait. Mais ses chansons ont accompagné mon enfance, puis mon adolescence, sans que je m'en rende compte à l'époque. J'ai vu Podium, le film de Yann Moix, lors de sa sortie - un film excellent, avec une esthétique formidable. J'irai donc voir Cloclo, en particulier parce que j'aime beaucoup Jérémie Renier..

    F - Fils. Mon fils cadet vient enfin de trouver du travail ! Il a trouvé un contrat étudiant, à temps partiel, comme préparateur de commande. Rien de mirobolant, mais il est content, et moi aussi. Par contre, je dois être derrière lui pour qu'il bosse ses cours du CNED, et comme je ne vis pas avec lui, c'est difficile.

    M - Moral. Ce n'est pas formidable, c'est même assez moyen. Ou carrément moche ? J'ai connu tellement pire. Mais en ce moment, ce n'est pas joyeux. C'est la première fois de ma vie que je suis seule, depuis aussi longtemps. Et ce n'est pas rigolo. Etre seul, c'est être libre. Pas de comptes à rendre, pas de contraintes sinon celles du boulot et des moyens financiers. Mais cette liberté se paie cher. Pour autant, je ne me suis pas (encore) inscrite sur un site de rencontre. C'est ma vie de famille, ce sont mes fils qui me manquent. Une hypothétique rencontre me paraitrait compliquée. Et puis j'ai toujours dit - et pour l'instant je le maintiens - que je  voudrais arriver à être heureuse par moi-même et non par autrui. Je revois mes objectifs à la baisse : à défaut d'être heureuse, je me contenterai volontiers d'être simplement bien, sans culpabilité, regrets ni remords quand à ma vie passée.

    P - Poids. Je n'avais pas mis les pieds dans un magasin de vêtements depuis bien longtemps. Hier, à Bordeaux, je suis entrée dans une boutique, ça m'a fait bizarre. Il y avait une robe très mignonne, et, machinalement, j'ai attrapé la taille 36. Une fois dans la cabine d'essayage, ça s'est gâté. J'ai eu du mal à l'enfiler et dans le miroir, j'ai constaté les ravages des mois passés à manger, sans bouger. Je sais bien que j'ai grossi, le constater de visu est une autre chose. Je me suis demandée combien de kilos j'ai pris. Je pensais en avoir pris 5 ou 6, je me demande si ce n'est pas plutôt 7. Il faudrait que je bouge beaucoup plus, ce qui n'est pas facile à faire compte-tenu de mes horaires et du temps que je passe chez le kiné en ce moment, quand à manger moins - et mieux - ce n'est pas gagné, car quand je suis  seule j'ai tendance à compenser. Par la nourriture, bien sûr. Pour en revenir à la robe, et son essayage, je me suis fait une belle frayeur. Au moment de l'enlever, je me suis retrouvée les bras en l'air, la tête dans le noir, toute coincée dans la robe dont j'étais en train d'essayer de me défaire. J'ai failli paniquer, mais non, j'ai réussi à m'en extraire, et sans la déchirer !

    T - Temps. Comment ça, l'hiver revient ? ah oui mais non. Moi, deux semaines d'hiver après trois mois d'automne, et le printemps depuis la semaine dernière, ça m'allait bien.

    T - Thiéfaine, Hubert Félix. Je n'ai pas vu les Victoires de la Musique, hier soir, mais j'ai appris qu'il avait obtenu une Victoire. Thiéfaine, je l'ai découvert grâce au mari de ma soeur, au début des années 80. J'ai aimé cet univers glauque, sombre, desespéré. Par la suite, je l'ai perdu de vue ; comme m'a dit mon beau-frère, ce genre d'artiste, il faut pouvoir en écouter les textes, et quand on a des enfants en bas âge cela devient plus difficile. Et puis Thiéfaine, ce n'est certes pas à la radio que j'aurai pu l'entendre, sauf sur FIP, de temps en temps. Bref, ça me fait bien rire (jaune) qu'on décerne enfin un prix à un artiste qu'on a toujours censuré, à la radio comme à la télé.


  • Commentaires

    1
    Isabelle
    Mardi 6 Mars 2012 à 16:11

    Fabrice et moi étions allés voir un concert de Thiéfaine il y a plus de dix ans à Lorient, nous avions bien aimé. (Certaines personnes dans le public contribuaient à leur manière au spectacle). Et j'étais hyper contente quand j'ai appris qu'il avait enfin une victoire.

    Pour ce qui est des araignées, si ça peut te rassurer, j'en déniche plein en ce moment et des assez grosses ! Et moi aussi, j'ai horreur de ça.

      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Mardi 13 Mars 2012 à 21:10
        Je n'ai jamais vu Thiéfaine en concert, je le regrette. Il fait actuellement sa dernière tournée.
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