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    Il y avait longtemps que je n'avais pas été aussi désespérée. J'ai commencé à pleurer en partant du Barp, vers quatre moins le quart, pas facile de rouler ainsi, et ce n'est toujours pas fini.

    J'en ai marre d'être mal  dans ma peau, à tous les sens du terme, parce que ma peau me fait mal, il va falloir que j'aille chez  un dermato, que l'arthrose gagne du terrain chaque jour, parce que j'engraisse parce que je me nourris mal. Quand au moral... dans les chaussettes, déjà ce matin en me levant, mais depuis tt à l'heure c'est pire.

    Marre de vivre à Pau, je ne m'y fais pas, je ne m'y ferais jamais. Marre d'y être seule, parce que ma famille et mes copines sont loin. Marre de remonter régulièrement sur Bordeaux, parce que je vois les kms défiler au compteur, alors que je n'avais pas prévu de rouler autant avec cette voiture, marre de rouler sur des routes toujours désertes, peur d'y rencontrer un chevreuil, marre de partir le vendredi avec le sourire et de repartir le dimanche avec les larmes dans la gorge, en essayant de ne rien laisser paraitre. Marre d'être contente d'aller chez mes parents, alors que c'est régressif, marre de m'y sentir bien alors que pendant plusieurs années je les ais évité au maximum, marre de me sentir tiraillée entre un passé douloureux et un présent où je ne me sens jamais tout à fait à l'aise, tout en éprouvant un réconfort enfantin lorsque je suis chez eux.

    Marre de ne pas savoir combien de temps je vais encore rester à Pau, peur que ce soit encore plusieurs mois, peur de ce que va me dire le drh demain après-midi, marre de pleurer encore souvent, marre de ne jamais me sentir bien, de ne jamais me sentir heureuse.

    Marre d'être loin de tout le monde, marre de ne plus voir mon frère, cinq minutes aujourd'hui où je n'ai pas pu lui parler de choses importantes sur lesquelles j'avais besoin de son avis. Marre d'avoir l'impression de ne plus avoir de frères ni de soeur, quand j'ai vécu toute mon enfance dans une famille nombreuse.

    Marre d'être moi, marre de vivre ce que je vis, sans jamais voir la fin de cela.

    Marre de ne pas pouvoir  parler, ni à mon frère qui n'est plus assez disponible, ni à mes parents, ni à mes amies qui n'ont pas envie de m'entendre dire que je suis mal, peur de gonfler les lecteurs de mon blog à force de dire que je vais mal, quand c'est tout simplement ce qui se passe, et que je suis désespérée, et que je sanglote depuis bientôt trois heures.


  • Commentaires

    1
    Isabelle
    Lundi 7 Mars 2011 à 16:34
    Mais non, tu ne nous gonfles pas ! De toute façon, on a tous des hauts et des bas. Allez, on est tous avec toi !
    2
    Tonax
    Lundi 7 Mars 2011 à 17:18
    Tu peux peut-être solliciter l'avis de ton frère par mail. Le mail, ça permettra à ton frère de bien réfléchir avant de te répondre. Souvent, à chaud, on donne des avis pas assez nuancés ou pas assez précis ou même légérement différents par rapport à notre avis à froid. Souvent, on retourne une question ou même une réponse à faire dans sa tête pendant la journée, la soirée, et ce n'est que le lendemain matin au réveil que ce qu'on a à dire s'impose comme une évidence.

    Ce que je veux dire, c'est que le mail peut permettre à ton frère de mieux préparer sa réponse et de te donner son avis à tête reposée.

    Ca ne remplace pas le contact humain mais ça peut donner envie à ton frère de tout faire pour se rendre disponible pour toi lors d'un prochain week-end en Gironde.
    3
    Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
    Mardi 8 Mars 2011 à 19:12
    Merci Isabelle :-)
    4
    Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
    Mardi 8 Mars 2011 à 19:13
    Je lui ai envoyé un mail en effet, pour lui dire qu'il me manque.
    5
    l-homme-des-cavernes
    Mercredi 9 Mars 2011 à 17:18
    C'est vrai que vous ne nous gonglez pas.
    6
    Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
    Mercredi 9 Mars 2011 à 19:18
    Merci.
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